Victor de Broglie

Victor de Broglie

Résumé

Portrait de Victor de Broglie Victor de Broglie Vues sur le gouvernement de la France (1870)

Une nation dont toute l'activité politique se réduit à fronder, à critiquer, à regarder faire en se croisant les bras, perd promptement tout bon sens, toute retenue, toute justice dans l'appréciation des actes de l'autorité ; rien ne l'avertit de la mesure, de l'exacte proportion des choses ; rien ne lui apprend à distinguer la vérité du mensonge, la réalité de l'exagération ou de l'apparence; elle s'indigne, sans motif, ou se livre en pure dupe aux promesses les plus folles, aux espérances les plus chimériques; elle contracte des habitudes intraitables de mobilité et de turbulence.
Source : Gallica

Portrait de Victor de Broglie Victor de Broglie Vues sur le gouvernement de la France (1870)

Le droit électoral n'est point un droit exclusivement personnel, l'un de ces droits de nature que l'État reconnaît sans les créer et qu'il garantit aux individus, en leur laissant la faculté d'en user ou de n'en pas user, voire même d'en abuser, selon leur bon plaisir ; c'est un droit social, un droit institué dans l'intérêt de la communauté; la communauté y doit avoir l'oeil et y tenir la main sous l'empire du suffrage universel.
Source : Gallica

Portrait de Victor de Broglie Victor de Broglie Vues sur le gouvernement de la France (1872)

La liberté de la presse existe toujours pour quelqu'un et pour quelque chose. Quand ce n'est pas pour tout le monde, c'est pour le plus fort; ses instruments et ses valets ; quand ce n'est pas pêle-mêle, pour le bien et le mal, c'est pour le mal exclusivement. J'aime mieux, a dit un homme d'État, le régime où la vertu est calomniée, que celui où le vice est protégé et glorifié.
Source : Gallica

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