Résumé

Auguste Billiard Essai sur l'organisation démocratique de la France… (1837)

On a plus vite fait de dire, les Français ne sont par mûrs pour la République, ou le gouvernement républicain ne convient pas à la France, que de rechercher, que de rectifier ce que nos lois ont d'imparfait. Les principes du droit public sont faciles à établir ; les constitutions républicaines les ont proclamés. La révolution dans les moeurs est accomplie. Il n'est point de pays où l'égalité des conditions soit plus réelle que dans le nôtre; il n'en est point où l'on souffre plus difficilement l'arbitraire. La révolution dans les formes du gouvernement est la seule qui reste à faire.
Source : Gallica

Auguste Billiard Essai sur l'organisation démocratique de la France… (1837)

Aucun individu, aucun intérêt ne peut être l'objet d'un privilége ou d'une exclusion. Comment concevoir une liberté durable dans une association dont tous les membres ne seraient pas sur le pied de la plus parfaite égalité? La liberté n'est-elle pas incompatible avec la guerre à perpétuité ?
Pas plus que la force physique avec laquelle elle a beaucoup de rapport, la fortune ne saurait être un sujet de distinction entre les membres de l'association politique. On ne demandera jamais la loi agraire que dans les pays où la richesse établit des différences entre les citoyens.
Source : Gallica

Auguste Billiard Essai sur l'organisation démocratique de la France… (1837)

N'est-il pas préférable de réduire le peuple à l'insurrection, sauf à en obtenir raison par le sabre, que de prévenir le désordre au moyen d'une magistrature nationale qui apprécierait les griefs, la conduite respective des citoyens et des magistrats ?
Il est vrai qu'on promet sans cesse d'excellentes lois sur la responsabilité des agents du pouvoir exécutif; mais, si grande qu'elle soit, cette responsabilité empêche-t-elle l'arbitraire qui consiste à laisser au jugement d'un seul ce qui devrait être décidé par le jugement du pays ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature