Résumé

J.-A. Mancel La Bibliothèque des électeurs… (1869)

La propriété est légitime lorsqu'elle est acquise honnêtement, modérément, patiemment et qu'on l'emploie d'une manière estimable. Elle est le corrélatif de la liberté. Dans la société, elle rencontre des limites, comme la liberté, dans le droit des autres. Elle ne peut pas être en question, c'est la richesse que l'on discute. Il est de l'intérêt de tous que la somme des richesses soit considérable, que le capital amassé soit abondant. Tous en profitent. L'État ne doit pas réglementer le travail ni la répartition des richesses.
Source : Gallica

J.-A. Mancel La Bibliothèque des électeurs… (1869)

Pour lui deux choses suffisent infailliblement à ce soin : à savoir que le gouvernement soit assez fort pour obliger les citoyens à respecter les droits des citoyens et qu'il ne soit pas assez fort pour les violer lui-même.
La première est d'un accès facile; l'autre, au contraire, a toujours été presque impossible. Le gouvernement opprime le peuple, usurpe la souveraineté, crée l'anarchie. L'anarchie c'est l'homme sur le trône à la place de la nature et de la loi. Les maux de la société ne viennent pas du peuple, mais du gouvernement.
Source : Gallica

J.-A. Mancel La Bibliothèque des électeurs… (1869)

On sait quelle est la meilleure forme de gouvernement, mais on ignore les moyens d'assurer sa durée. Faut-il subordonner l'exécutif au législatif? faut-il faire un contre-poids à l'Assemblée avec le peuple lui-même appelé souvent à se prononcer? Comment arriver à la meilleure forme? La persuasion, la douceur, le progrès pacifique ne l'emportent-ils pas sur les moyens violents? Faut-il négliger les institutions politiques pour les institutions sociales? Non, pas plus qu'il ne faut négliger l'âme pour le corps. Les institutions politiques amèneront les autres.
Source : Gallica

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