Résumé

Évariste Colombel Du Principe électif et de ses applications… (1852)

Le Pouvoir exécutif fait vérifier l'élection et nomme le Maire. Seulement, son choix ne peut porter sur un citoyen qui ne serait pas membre du conseil de la Commune.
C'est dans ce cercle restreint que doit s'exercer le suffrage universel et direct. Chaque habitant de la commune connaît précisément ce qu'il va faire, sur quel intérêt il va statuer, à qui il va confier son mandat, quel usage en fera son mandataire. C'est cette intelligence du mandant qui fait la valeur du mandat; c'est cette intelligence de l'électeur qui fait son indépendance et sa moralité.
Source : Gallica

Évariste Colombel Du Principe électif et de ses applications… (1852)

Au milieu de nos plus grands désastres, quand l'Empire français, rêve gigantesque, croulait sous les pas de l'Europe coalisée, les vrais principes du gouvernement n'ont jamais complètement disparu. Ils ne sombrèrent pas dans ce naufrage. La légitimité revint, régna, domina. La légitimité, c'est l'hérédité élevée à toute sa puissance. Eh bien! les idées de mandat, de délégation, d'élection, de fonction, ne se perdirent pas; nous allons les voir apparaître à chaque instant.
Source : Gallica

Évariste Colombel Du Principe électif et de ses applications… (1852)

A chacun selon sa capacité. Mettre un droit politique, le droit de vote, entre les mains d'une masse ignorante, fanatique ou barbare, c'est mettre une arme meurtrière dans les mains d'un enfant. Le règne inorganisé de la multitude est une anarchie sans nom qui mène à un despotisme sans frein 1.
Mais comment constater si les conditions de moralité, d'indépendance et d'intelligence sont ou non remplies? On n'arrive à cette constatation qu'à l'aide d'une loi de présomption.
Il est impossible, dans un état populaire, de dresser un inventaire exact des qualités de chaque citoyen.
Source : Gallica

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