Droit de résistance

Définition et enjeux

Léonce Roumain de La Rallaye Le Libéralisme jugé par "la Civilta cattolica"… (1864)

Ou bien on laissera à ceux qui se disent ou se croient opprimés la liberté d'exercer ce droit, sans obstacle d'aucune sorte : mais alors nous demandons s'il est possible que la société soit en paix un seul jour, s'il est possible qu'elle jouisse de ce minimum d'ordre matériel qui lui est indispensable. Ou bien la société, reconnaissant en principe ce droit de résistance, tiendra perpétuellement en réserve une force armée considérable prête à faire un mauvais parti à ceux qui, se croyant à tort ou à raison opprimés, songeraient à exercer ce droit qu'on se gardera bien de leur contester.
Source : Gallica

Procès de "l'Indépendant", devant les assises des Pyrénées-Orientales… (1847)

Nous reconnaissons le droit de résistance légale. Si une ordonnance, endehors de la loi, frappe un citoyen, il peut, il doit dire : Je ne veux pas obéir. Ces principes sont admis de tout le monde : il était fort inutile de les développer.
En supposant la légalité de l'arrêté, Lefranc l'a critiqué dans la mesure de légalité, vous dit la défense. Ceci, messieurs, est une question de sentiment, d'appréciation morale. Vous lirez l'article ; vous verrez s'il n'y a pas réellement attaque à la loi, provocation à la désobéissance à la loi, et vous prononcerez en votre âme et conscience.
Source : Gallica

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