Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire

Résumé

Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire L'Espagne en octobre 1841... (1841)

Si le hasard avait dû couronner les espérances fratricides d'Espartero, il en aurait été redevable au parti même qui aurait dû défendre la vie de la reine au nom d'une mère. Quant aux espérances criminelles qu'on attribue à Espartero, nous ne savons pas si la calomnie s'est jamais montrée plus noire et plus impudente : où sont les faits, quels sont au moins les soupçons et les indices qui puissent appuyer une accusation si terrible contre la dignité, l'honneur et la loyauté du brave défenseur du trône d'Isabelle II ?
Source : Gallica

Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire L'Espagne en octobre 1841... (1841)

Nous ne voulons nullement faire -peser la responsabilité de cet attentat sur ceux qui n'ont pas été acteurs dans cet ignoble épisode d'un drame militaire.—Mais ceux qui déchaînent les fureurs de la révolte et de la guerre civile, ceux qui lancent le brandon de la discorde, doivent n'imputer qu'à eux-mêmes si l'histoire, un jour, marque leur nom de l'infamie des actes qui se sont commis dans leur cause : parce qu'ils ont oublié qu'il est bien plus facile d'allumer un incendie que de l'éteindre, et que la volonté qui a lâché le trait est impuissante à l'arrêter dans sa course.
Source : Gallica

Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire L'Espagne en octobre 1841... (1841)

Quoi qu'on en dise, il est pourtant de fait que le gouvernement dont Espartero est le chef est un pouvoir établi et reconnu par les cortès, la suprême autorité nationale ; l'armée qui se révolte n'est qu'une fraction séditieuse du corps social ; elle ne peut jamais représenter une révolution politique. — Lorsque les frères d'armes se battent entre eux et contre les citoyens, la révolution qui en dérive, ayant violé tous les devoirs, n'est que le résultat de la trahison et du parjure.
Source : Gallica

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