Résumé

Note sur la situation de l'Espagne (1824)

Le ministre ne livrera pas davantage cette dernière partie de son secret que la première.
Cependant il fallait donner des raisons au roi ; son admirable conscience, son esprit éclairé, en exigeront toujours. On pourra le tromper; quel prince est à l'abri de ce péril !
mais on sera bien coupable.
M. de Villèle se place ici sur son terrain ; il parje finances, et met en avant les besoins du trésor. « L'occupation de l'Espagne nous est fort onéreuse ; il est temps de nous débarrasser d'un fardeau qui nous pèse, ou au moins d'en alléger le poids. »
Source : Gallica

Note sur la situation de l'Espagne (1824)

Nous avons usé l'honorable influence qui nous était dévolue dans des manœuvres sourdes, dans de petites intrigues ; nous avons révélé à l'Espagne le triste secret de notre impuissance et de notre nullité politique. Tour à tour violens ou faibles, nous avons également blessé les hommes d'opinions opposées , nous nous sommes mis à dos les royalistes et les constitutionnels ; enfin, nous n'avons pas su nous faire aimer; mais, ce qui est plus fâcheux, nous n'avons pas su nous faire respecter. Nous sortirons du pays, chargés de la haine et du mépris de ses habitans.
Source : Gallica

Note sur la situation de l'Espagne (1824)

Quant à une coalition de banquiers pour empêcher un emprunt royal de s'effectuer, c'est une chimère. M. de Villèle tient beaucoup à accréditer cette idée ; il veut faire de la banque, et surtout de la banque étrangère, une puissance, afin de s'appuyer sur elle. Si un pareil état de choses pouvait réellement exister, ce ne serait pas sans danger pour les gouvernemens, ni certainement sans les abaisser. Heureusement il n'en est rien; arrêter un emprunt n'est point une chose facile ; il faudrait y exposer beaucoup d'argent
Source : Gallica

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