Résumé

Réflexions sur l'état présent de l'Espagne (1834)

LES yeux de toute l'Europe sont tournés vers la péninsule ibérique ; les deux royaumes qui la composent sont déchirés par la guerre civile ; les deux principes qui partagent le monde se trouvent en présence sur le sol de l'Espagne et du Portugal. Des questions de dynastie y déguisent et en même temps compliquent la grande question entre le despotisme et la liberté. Les craintes, les espérances, les ambitions des gouvernemens et des peuples sont toutes éveillées par cette lutte. Tout le monde s'y intéresse, et tout le monde s'en mêle.
Source : Gallica

Réflexions sur l'état présent de l'Espagne (1834)

M. Zea et ses collègues sont connus. Ils ne sont pas seulement les ennemis de la liberté légale, mais encore d'un absolutisme exercé dans le sens et avec les formes de la civilisation contemporaine. Ils ne gouvernent point comme on gouverne en Prusse ou en Danemark ; ils continuent le vieux système de despotisme qui a pesé si long-temps sur l'Espagne.
Leur politique étrangère doit répondre à leur politique intérieure. Ils sont les ennemis obligés des gouvernemens constitutionnels. La France leur est odieuse. L'Angleterre, sous lord Grey, n'est pas moins l'objet de leur répugnance.
Source : Gallica

Réflexions sur l'état présent de l'Espagne (1834)

Il règne dans les pays étrangers une idée assez extraordinaire sur la situation et les nécessités de l'Espagne. On affirme qu'une constitution ne lui conviendrait pas. La nation espagnole n'est pas préparée pour l'avoir, dit-on , et il vaut mieux qu'un despotisme éclairé l'y prépare.
Voilà une doctrine assez singulière, quoique ce soit un dictum fort usité ; car voici comment raisonnent ceux qui la soutiennent : « Les sujets du despotisme ne sont point préparés pour la liberté. Donc pour préparer une nation à être libre , il faut la laisser encore sous le joug du despotisme. »
Source : Gallica

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