Résumé

Observations sur l'état actuel de l'Espagne… (1836)

Les doctrines générales de l'Europe et de l'Espagne lui indiquaient suffisamment le sort qui lui était réservé. Résigné qu'il était à souffrir ce qu'il craignait, la Reine pouvait attendre qu'il ne sortirait pas des voies de l'obéissance, mais non espérer de lui une alliance cordiale ni un zèle ardent pour la défense de sa fille. La sublime vérité de l'Évangile perfectionne l'homme sans changer sa nature; et si elle lui prescrit le désintéressement des
biens de la terre, elle n'exclut pas, elle ordonne même le maintien des droits justement acquis.
Source : Gallica

Observations sur l'état actuel de l'Espagne… (1836)

Personne n'ignore combien notre pays offre de nombreux contrastes et de fréquentes anomalies. On se tromperait gravement si l'on voulait juger son esprit ou ses institutions par les institutions ou l'esprit de pays qui n'ont aucune ressemblance avec lui. Ainsi on ne peut comparer la réforme espagnole avec la révolution française, et leur marche n'a aucune analogie, parce que les circonstances sont entièrement différentes pour les deux peuples. Comment notre révolution pourrait-elle se trouver préparée comme le fut celle de la France par les écrits des philosophes du dix-huitième siècle?
Source : Gallica

Observations sur l'état actuel de l'Espagne… (1836)

De là est venue la fâcheuse position de tous les gouvernemens qui ont régi l'Espagne au nom de la Reine. Ils se sont trouvés enfermés dans ce cercle vicieux que la révolution politique ne pouvait finir sans la conclusion de la guerre civile, et que celle-ci subsisterait, s'entretiendrait et se déchaînerait de plus en plus, tant que la révolution politique ne serait pas achevée et ne rendrait point possible l'existence d'un gouvernement composé d'élémens forts et susceptibles d'être appliqués.
Source : Gallica

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