“ La montagne, cette masure colossale, est en Biscaye toute lumineuse; les rayons entrent et sortent par toutes ses brèches. Le farouche Jaïzquivel est plein d’idylles. La Biscaye est la grâce pyrénéenne comme la Savoie est la grâce alpestre. Les redoutables baies qui avoisinent Saint-Sébastien, Leso et Fontarabie, mêlent aux tourmentes, aux nuées, aux écumes par-dessus les caps, aux rages de la vague et du vent, à l’horreur, au fracas, des batelières couronnées de roses. Qui a vu le pays basque veut le revoir. C’est la terre bénie. ”
Biscaye
Définition et enjeux
La Biscaye, région historique située dans le nord-ouest de l’Espagne, est souvent liée au pays basque et à ses spécificités géographiques et culturelles. Des auteurs comme Victor Hugo, qui la qualifie de « terre bénie », ou Robert de Custine, qui met en avant sa prospérité et sa stabilité, ont souligné ses contrastes entre paysages sauvages et activité industrielle.
Le Dictionnaire de Trévoux la décrit comme une « partie de l’océan atlantique » bordant la côte espagnole, tandis que des récits littéraires ou historiques abordent ses rapports avec les Basques, ses usages ou ses conflits. Ce sujet, lié à la Navarre, la Galice et les Pyrénées, révèle une région à la fois pittoresque et marquée par des enjeux politiques et sociaux.
Citations sur “Biscaye”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ La mer de Biscaye, mare Cantabricum, est la partie de l’océan atlantique, qui baigne la côte septentrionale de l’Espagne. La Biscaye françoise, Biscaia, ou Cantabria Gallica, c’est le pays des Basques. ”
Lodovico Ariosto, Roland Furieux, tome 1 (1880)
“ Il était duc de Zélande et s’en allait vers la Biscaye, guerroyer contre les Maures. La jeunesse et la beauté qui fleurissaient en lui m’inspirèrent un profond amour, et il eut peu de peine à me captiver. Je croyais et je crois, et je pense ne point me tromper, qu’il m’aimait et qu’il m’aime encore d’un cœur sincère. ”
Robert de Custine, Les Bourbons de Goritz et les Bourbons d'Espagne… (1839)
“ La Biscaye que nous avons traversée dans toute sa longueur, est une des provinces les plus riches et les plus pittoresques de l'Espagne. Tous les cours d'eaux qui sont assez nombreux, sont garnis d'un nombre infini de forges, de fonderies et d'usines de toute espèce, en pleine activité. Ce qui pour moi était un sujet continuel d'étonnement, c'était la profonde sécurité des habitants, et l'air d'aisance répandu partout. ”
Pierre Dupont,
Chants et Chansons
“ Voulez-vous un sentiment à la fois guerrier et moral chez un peuple qui tient à notre sol comme les Pyrénées qu’il habite, chez les Basques ? Il y eut en Biscaye un chef très brave nommé Lelo ; sa femme est séduite pendant qu’il est à la guerre, et le séducteur tue le guerrier à son retour. ”
Victor Hugo,
Œuvres complètes de Victor Hugo…
“ Les basques sont, comme les grecs, des fils du soleil. Tandis que le valencien se drape nu et triste dans sa couverture de laine rousse trouée pour le passage de la tête, les gens de Galice et de Biscaye ont la joie des belles chemises de toile blanchie à la rosée. Leurs seuils et leurs fenêtres regorgent de faces blondes et fraîches, riant sous les guirlandes de maïs. Une sérénité joviale et fière éclate dans leurs arts naïfs, dans leurs industries, dans leurs coutumes, dans la toilette des filles, dans les chansons. ”
Augustin Chaho,
Biarritz, entre les Pyrénées et l'Océan…
(1855)
“ Le for de Biscaye prescrivait anciennement aux curés de la province une barragana ou chambrière. Dans le bon vieux temps de la Navarre française, celui qui avait une fille la faisait élever assez publiquement et la mariait à un héritier de bonne maison, en lui donnant une dot. Nos ancêtres, hommes sauvages, mais positifs en diable, appelaient cela, respecter le sentiment du devoir et la dignité de l'homme jusque dans les pénitences et les sévérités du catholicisme. ”
Jules-Paul Tardivel,
Mélanges/Tome I
“ Épris d’un grand amour pour les Basques, amour inexplicable si l’on considère qu’il représente ici un gouvernement qui persécute ce petit peuple de héros, M. le consul d’Espage a entrepris de prouver que c’est de la Biscaye que sont venus les premiers découvreurs du Canada et de Terre-Neuve. Pour l’aider dans sa tâche, il a eu recours à trois géants de la plume, Faucher, Marmette et LeVasseur. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel des sciences… (1896)
“ BISANNUEL (du lat. bis, 2 fois, et d'annuel) , se dit d'une plante dont la vie dure deux années, c.-à-d. qui ne fleurit, ne fructifie, ne porte graine et ne meurt qu'au bout de deux ans. BISCAÏEN. Ce mot a désigné d'abord un mousquet de fort calibre ou fusil de rempart, inventé ou originairement employé en Biscaye; puis la balle de ce fusil, enfin un petit boulet; aujourd'hui il n'est presque plus employé. BISCHOFF ou BISHOP (mot allem. et mot angl. qui veulent dire évêque) , boisson composée de vin chaud sucré et aromatisé de citron ou d'orange et de muscade ”
Hector France,
Sac au dos à travers l'Espagne
(1888)
“ Des ruines partout. La Biscaye en est jonchée. La guerre civile y fit rage, plus meurtrière que la guerre étrangère. Depuis cent ans, elle ronge le pays comme une fièvre périodique. A tout détour de route se dresse un pan de mur déchiqueté par la mitraille, une chapelle éventrée, une maison trouée par les boulets et que la détresse ou la mort du maître, la misère des héritiers ont abandonnée aux broussailles envahissantes, aux nids de corneilles et de vipères, aux terriers de renards. Le sol que l'on foule s'arrosa du sang des combats épiques. ”
Essai historique sur les provinces basques… (1836)
“ En 1820, les Biscayens subirent le joug de la constitution, et envoyèrent leurs députés aux cortès; mais la réaction fut très violente, et la Biscaye se rallia à Ferdinand avec décision; 17 bataillons de volontaires royalistes y furent organisés et comprirent près de 10,000 hommes, tous armés, et qui maintinrent la seigneurie sous un joug réactionnaire terrible. ”
Albert Du Boys, Histoire du droit criminel de l'Espagne (1870)
“ Le 12 juin 1500, voici quelle fut la décision que rendit dans un procès célèbre le licencié Cueto, castillan, et nommé corregidor de Biscaye par le roi de Castille : « Ayant acquis la preuve que tout le territoire rural « de ce pays jouissait d'une juridiction indépendante « qui remonte à une antiquité très-reculée, et qui est « antérieure à la fondation des villes que le seigneur de « Biscaye a construites et peuplées dans ledit territoire « qui lui avait été concédé par les habitants, etc. (1) . » ”
L' Arioste, Roland furieux (1516)
“ Il me fit savoir les mesures qu’il avait prises pour assurer le bonheur de notre vie. Il avait fait cacher près de Sainte-Marthe une galère montée par des gens armés, sous la conduite d’Orderic de Biscaye, maître de bataille sur mer et sur terre. ”
Essai historique sur les provinces basques… (1836)
“ Mais dans la Navarre et les provinces basques il en fut autrement. La Biscaye ne fut jamais conquise par les Musulmans; l'Alava, la Guipuzcoa non plus. Ils entrèrent en Navarre, mais ne s'y établirent pas, et ne dépassèrent point Pampelune, qu'ils ne gardèrent que douze ans. « La Biscaye n'eut pas besoin de chartes de « poblacion, dit expressément la chronique de « l'évêque de Saint-Sébastien, parce qu'elle « n'avait jamais été sous le joug musulmau. » L'archevêque Rodrigue dit aussi que la Biscaye , l'Alava, la Guipuzcoa et les Pyrénées d'Aragon furent toujours chrétiennes. ”
Essai historique sur les provinces basques… (1836)
“ Chaque pays adopta alors la forme et l'organisation gouvernementales les plus favorables au but vers lequel se dirigeait l'action commune. Ainsi se formèrent le royaume de Navarre , le comté de Biscaye, les confréries d'Alava et les républiques de Guipuzcoa. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup-d'œil sur l'histoire particulière de chaque population. ”
Jules Lacroix de Marlès, Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)
“ Les femmes s'occupent de travaux qui ne paraissent pas proportionnés à leurs forces; outre la culture des terres dont on les charge, elles portent des fardeaux énormes. Les hommes sont bien faits et robustes, la santé brille sur leur visage; on les accuse de boire avec excès. On a reproché souvent aux Castillans leur orgueil et leur morgue : c'est bien autre chose en Biscaye, où l'on prétend que la noblesse est attachée à la qualité de Biscayen. Cette opinion qu'ont les Biscayens de leur, dignité personnelle fait qu'ils permettent rarement aux étrangers de s'établir parmi eux. ”
Louis Xavier Auguet de Saint Sylvain Los Valles, Un chapitre de l'histoire de Charles V (1835)
“ Le Roi avec les trois mille Portugais promis et les huit cents Espagnols qu'il avait déjà organisés, pouvait, par une marche hardie et rapide, se rendre en Biscaye avant qu'une force ennemie suffisante pour l'arrêter, eut eu le temps de se réunir. D'ailleurs, le bon esprit des troupes, qui n'était comprimé que par la rigueur de la discipline et la mauvaise disposition de quelques chefs, faisait espérer qu'il y aurait de nombreuses désertions, dès que le roi se présenterait avec des forces respectables. ”
Georges Bernard Depping, Dictionnaire géographique de l'Espagne et du Portugal… (1829)
“ La Biscaye n'a qu'une seule ville , celle d'Orduna, et qu'un seul gros bourg , celui de Bilbao : les autres lieux sont petits et ouverts : les campagnes présentent un grand, nombre de maisons assez agréables, entourées de plantations : une belle route conduit de la Castille à Bilbao ; c'est un monument de l'industrie des Biscayens, qui autrefois se sont signalés aussi par leur navigation ; le clergé n'est pas riche chez eux , et ne peut déployer de l'opulence. ”
Essai historique sur les provinces basques… (1836)
“ Ces pays furent donc en dehors de l'action du roi, qui, occupé uniquement de reconquérir pied à pied - son royaume sur les Maures, laissa s'organiser derrière lui les contrées qui ne lui donnaient aucune inquiétude sous ce rapport, et qui au contraire l'appuyaient dans ses conquêtes. C'est ainsi que la Biscaye s'organisa sous ses comtes, qui furent les plus fermes appuis de l'action militaire du roi; ce fut ainsi que l'Alava et la Guispuzcoa suivirent la fortune de la Navarre, dont la marche progressive, sous une dynastie chrétienne, eut lieu parallèlement à celle de la dynastie castillane. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ce pays s’appelle du nom du peuple, les Basques, ou le pays des Basques ; quelques-uns l’appellent la Biscaye françoise. Il comprend la terre de Labour, la basse Navarre & le pays de Soule. Bayonne est la capitale. Les Basques passent pour droits, intelligens dans le commerce, & fidelles. Ils ont une langue qui n’est connue que dans leur pays & dans la Biscaye. M. de Marca, dans son Histoire de Béarn, L. I. c. 29, les distingue des Vascons Espagnols & des Vascons du pays de Soule, de Navarre & Labour. Il dit que les uns & les autres sont Vascons, & prennent leur nom du latin Vasco ”
Jean-François-Nicolas Loumyer, Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde… (1843-1844)
“ Les paysans portent pour coiffure un bonnet de feutre ou de laine en forme de calotte, et pour vêtement une espèce d'habit assez semblable à la dalmatique de nos diacres. Leur chaussure s'attache à la jambe avec des cordons qui se croisent jusqu'au genou. En Biscaye, les nobles forment presque la moitié de la population ; et en général cette classe d'hommes, appelés hidalgos, n'est nulle part aussi nombreuse que dans cette province. Les Biscayens, qui descendent des anciens Cantabres, ont un dialecte qui leur est propre. La civilisation n'a pas beaucoup altéré leur caractère national ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle, ou Description de toutes les parties du monde…
(1851-1853)
“ Malgré cet amour-propre singulier, ils sont actifs et extrêmement industrieux. Ils cultivent avec ardeur toutes les parties cultivables de leurs montagnes, et tandis que les plus belles plaines de la Castille ne présentent presqu'un désert, les vallées basques nourrissent une nombreuse population. La capitale de la Biscaye est Bilbao, située sur l'Ybaizabal que les gros navires peuvent remonter jusqu'à cette ville. Elle renferme 15,000 habitants environ, et fait un commerce considérable. C'est par son port que s'expédient à l'étranger la plus grande partie des laines de la Castille. ”
Charles Du Rozoir, Description géographique, historique… (1823)
“ On devrait en tout cas pardonner ce ridicule à un peuple dont la première noblesse est dans le caractère., Il est reconnu que dans l'espace de quarante ans on n'a pas vu un seul procès criminel dans toute la province. Il n'y a qu'une seule route de France en Biscaye. En venant de Bayonne et de Saint-Jean-de-Luz, on entre en Espagne après avoir traversé la Bidassoa, limite naturelle et politique des deux royaumes. La forteresse d'Irun se présente alors , et la route qui traverse la Biscaye du nord-est au sud-ouest conduit à Tolosa, Vittoria, etc. ”
Édouard-Joseph Durand, Titres de noblesse des familles Alzaybar… (1876)
“ Les aïeux de cette famille sont connus comme les conquérants et les colonisateurs de ce lieu, auquel ils ont donné leur nom, ce qui prouve l'antiquité de leur noblesse. Leurs descendants augmentèrent cette noblesse : 1° en défendant et maintenant avec fermeté en toute occasion les droits, honneurs, fueros et priviléges de la Biscaye; 2° en participant avec courage à la bataille livrée aux Maures par l'infant don Ordono, fils du roi don Alphonse le Grand de Léon, dans les champs de Padura. ”
Ferenc Ribáry, Essai sur la langue basque (1877)
“ En résumé, le dialecte biscayen est en usage dans l'Alava, la Biscaye et le tiers occidental du Guipuzcoa (Vergara et Salinas) ; le guipuzcoan, dans presque tout le reste du Guipuzcoa; le haut-navarrais septentrional dans quelques villages du Guipuzcoa sur la frontière française (Fontarabie, Irun, etc.) , et dans les territoires de Baztan, Ulzama, Lerin, Basaburua Mayor, Larraun; le haut-navarrais méridional dans le surplus de la Navarre basque; le labourdin dans la partie sud-ouest de l'arrondissement de Bayonne1; le bas-navarrais occidental, dans le nordest du même arrondissement ”
Antoine-Marie Augoyat, Précis des campagnes et des sièges d'Espagne et de Portugal… (1839)
“ La Biscaye se souleva. Mendizabal se trouva à la tête de 10,000 hommes, et poussa ses excursions jusque sous les murs de Yitoria et de Burgos. Au mois d'avril, le roi Joseph eut son quartier-général à Valladolid. Il détacha de l'armée de Portugal les divisions Foy , Barbot, Taupin et Sarrut pour renforcer J'armée du Nord et dégager ses derrières. La division Foy fut chargée d'opérer dans la Biscaye et de faire le siège de Castro-Urdiales. Lès fortifications de ce poste consistaient dans un mur flanqué de tourelles, et dans un château servant de réduit, à l'extrémité de la ville. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Les basques sont faites pour couvrir l’ouverture qui est entre le pourpoint & le haut-de-chausses. Thoracis scutula. M. Huet, Evêque d’Avranches, croit qu’on dit basques de pourpoint, parce que la mode des pourpoints à basques est venue de Biscaye. Selon le même Auteur, ce mot pourroit bien venir de tasque, qui signifie bourse ; les basques ayant été premièrement des bourses qui s’attachoient aux pourpoints. On appelle aujourd’hui basques d’un juste-au-corps ou d’une veste, les pans de devant & de derrière. Tirer quelqu’un par la basque de son habit. ”
José-Maria de Heredia,
La Nonne Alferez
“ Ayant entendu que j’étais Biscayen, il me dit en basque de détacher, en passant devant la cathédrale, la ceinture de cuir avec laquelle il me tenait et de m’y réfugier, ce que je m’empressai de faire. Je me sauvai dans l’église, et lui resta à jeter les hauts cris. ”
Jean Froissart,
Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire de France…
(1867)
“ Quand vous serez à Saint -Jean du Pied es Ports, si prendrez le chemin de Biscaye our aller à Bayonne. C'est tout sur notre hérifige : et de là pouvez vous aller à Bordeaux, uns le danger des François, et vous rafreschir à être aise ; et puis, quand vous aurez vent à voMI té, monter en mer et traverser le parfond ; prendre terre en Cornouaille, ou à Hantonne, lion que le vent vous enseignera. ”
Émile Chasles, Michel de Cervantes : sa vie, son temps… (1866)
“ « Les Biscayens ne sont pas nombreux; ils ont peu de langue, mais ils ont bourse pleine quand ils se piquent au jeu. Les Manchois sont des casseurs de vitres, des « Dieu me garde! » Ils mènent l'amour à coups de poing. Il y a une masse' d'Aragonais, de Valenciens, de Catalans; tiens-les pour une espèce polie, parfumée, bien élevée et mieux habillée, mais rien de plus dans la colère ils sont féroces; ils n'entendent pas la plaisanterie. ”
Louis Xavier Auguet de Saint Sylvain Los Valles, Un chapitre de l'histoire de Charles V (1835)
“ La Biscaye, appelée autrefois Cantabrie, est bornée au nord par le golfe de Gascogne, et touche à l'est le Guipuscoa , et au sud-est l'Alava ; à l'Ouest, elle est limitée par ce qu'on appelle le pays des Quatre-Villes (1) . Bilbao en est la capitale; ses au- f l) On appelle pays des Quatre-Villes. un canton enclavé entre les très ports sont Plencia, Lequeitio,Bermeu et Laredo ”
Pierre Laurent de Belloy, Oeuvres complettes de M. de Belloy… (1778-1779)
“ Les habitans de Bilbao , rassemblés dans la place publique , fous les fenêtres du Palais , faisoient des vœux pour Dom Juan , & attendoient impatiemment le succès de sa demande. Le Roi, soit qu'il eût changé de dessein, ou qu'il n'eût jamais eu l'intention de donner la Biscaye à Dom Juan , répondit par un refus formel , & Dom Juan ayant eu l'imprudence d'insister en alléguant les promesses du Roi & les vœux du peuple, Dom Pèdre, qui ne souffroit jamais de réplique, le fit masacrer à l'instant par ses gardes , ou, selon quelques Auteurs, il le poi- gnarda de sa propre main ”
