José-Maria de Heredia,
La Nonne Alferez
“ Je me relevai, dans l’angoisse de la mort, et vis le Cid à la porte de l’église. J’allai sur lui. Il vint à moi : — Chien ! Tu es donc encore vivant ? — Et il me détacha une estocade. Je la parai avec la dague et ripostai si heureusement que mon fer, pénétrant au creux de l’estomac, le traversa. Il tomba, demandant confession. Je tombai aussi. Le peuple s’attroupa avec quelques moines et le corrégidor don Pedro de Cordova, de l’habit de Saint-Jacques, qui, me voyant empoigner par les sergens, leur dit : — Laissez ! il n’est plus bon qu’à confesser. — Le Cid expira sur la place. ”
