“ Saint François aux humains Prêchant le bon Jésus, Les Frères Franciscains Moururent pour Jésus, Pour Jésus et Marie, Tant aimés de François, Cette Mère chérie Des fils de saint-François. Qui vont avec leur Mère, Reine bénie des Anges, Régner avec leur Père Au milieu des archanges Ce seront là les destins De tous ces bons Franciscains Mais pour aimer le bon Dieu Avec de pieux éclats, Je suis entré tout heureux Dans l'ordre de saint François Notre séraphique Père, Fondateur des Franciscains, Qui, par sa sainte prière, Sauva bien des humains. ”
Franciscains
Définition et enjeux
Les Franciscains, ordre religieux fondé par saint François d'Assise, incarneront une spiritualité marquée par la pauvreté, l'amour universel et la mission évangélique. Leurs pratiques et leur influence ont été abordées par plusieurs auteurs : Paul Thureau-Dangin met en avant leur rôle de prédicateurs populaires, s'adressant au peuple avec audace, tandis qu'Émile Gebhart les relie à un mysticisme italien renouvelé.
Xavier Beluze évoque leurs pèlerinages émouvants, et Georges Gaulis critique leur manque de connaissance et leur inertie. Ces perspectives, diverses, révèlent une figure complexe, à la fois dévouée et parfois contestée, ancrée dans l'histoire religieuse et sociale.
Citations sur “Franciscains”
Paul Thureau-Dangin,
Saint Bernardin de Sienne, 1380-1444…
(1896)
“ Les Franciscains étaient les orateurs préférés du peuple, dont, au scandale de plus d'un clerc, ils parlaient volontiers le langage, abordant tous les sujets avec une familiarité hardie, prompts à prendre en main la cause des petits et des opprimés, ne se gênant guère pour attaquer les puissants de l'État et même de l'Église. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ Tous les Franciscains se rendent au sanctuaire, l'évêque suit avec son clergé; les portes de NotreDame des Anges s'ouvrent avec cérémonie; alors le peuple s'y précipite avec passion, avec délire ; ce sont de pieuses invocations et de ferventes larmes. Je retourne à Assise, je vois cette église gothique et double; elle est une véritable épopée; elle retrace la vie de saint François avec ses phases du temps et de l'éternité. L'inférieure respire la tristesse et la pénitence; la supérieure est brillante et lumineuse, image du bienheureux dans la gloire. ”
Les Franciscains et l'exécution des décrets du 29 mars 1880… (1881)
“ Il voulait joindre ses prières à celles des saints Religieux et de ses paroissiens, afin de demander à Dieu grâce et miséricorde. Les amis des Pères n'épargnaient pas les mordantes observations aux exécuteurs qui rougissaient de honte. Les cris : « Au voleur! à l'assassin! au bagne ! » partent du dehors et se mêlent aux cris de : « Vive la liberté ! vive Dieu ! vivent les Franciscains!» Un des témoins dit aux commissaires : « Il faut que vous n'ayez pas un morceau de pain à vous mettre sous la dent pour faire un métier aussi déshonorant! » ”
Le P. Cogniard, L'Orient à vol d'oiseau (1902)
“ Après la cérémonie, toujours suivis de la troupe fidèle, les Franciscains passent près des autels de la Basilique, qu'ils encensent, au milieu des chants pieux de la liturgie et des prostrations des moines et des fidèles. Nul arôme n'est comparable au parfum de piété qui se dégage de cette procession au travers de ces autels, qui retracent au vif les scènes de la Passion. ”
Les Franciscains à Bolbec, ou Notice sur la mission donnée à Bolbec par les RR. PP. Franciscains à… (1860)
“ Dans les conversations, qui reflètent si bien les pensées de l'esprit et les inclinations du cœur, il n'était plus question ni de politique, ni de commerce, ni de fêtes ; on ne parlait que de la Mission, que des Pères Franciscains, de leur dévouement, des nouveaux convertis. Chacun se sentait élevé au-dessus de l'atmosphère épaisse des intérêts vulgaires de la vie ; il semblait qu'on respirait dans une région plus haute, sous un ciel plus pur que de coutume ”
Xavier Barbier de Montault,
Traité pratique de la construction…
(1878)
“ Mais qui, en ce monde, travaille pour soi ou pour les siens ? Les Dominicains ne bénéficièrent pas de la découverte d'Alvaro, ou ils en laissèrent modestement la gloire aux Franciscains. L'origine fut même si complétement oubliée et l'adoption si peu controversée, que Benoît XIII, par son bref Inter plurima, renouvelant en cela le bref Ad ea per quae d'Innocent XII, nomma les Franciscains, sinon les auteurs, au moins les fervents propagateurs d'une dévotion aussi salutaire pouries âmes 1. 6. L'Église, qui procède toujours avec sagesse et maturité, s'occupa fort tard du chemin de la croix. ”
Matilde Serao,
Au pays de Jésus: souvenirs d'un voyage en Palestine
“ L’oisiveté la plus grande règne parmi ces groupes ; ils fréquentent les cérémonies sacrées de leurs rites, ils sont pieux, ils sont fanatiques ; seulement leur piété religieuse est souvent une affaire d’intérêt. Combien de fois, dans leur foi ardente, les moines franciscains ont-ils regretté avec moi cet état de choses, qui fait de l’exercice du culte une profession : l’homme qui est allé à la messe, à cinq heures du matin, croit avoir accompli tout son devoir ! Les franciscains procurent du travail, obligent au travail : mais les Latins sont si peu nombreux... ”
Émile Gebhart,
Les origines de la Renaissance en Italie
“ Il ne fait plus qu'un avec le Sauveur, dont les stigmates sont marqués sur ses mains et sur ses pieds; comme lui, il a ses témoins, ses apôtres qui vont porter dans toute l'Italie et jusqu'au bout du monde la bonne nouvelle d'Assise. «Le Christ, disent les franciscains, n'a rien fait que François n'ait fait, et François a fait plus que le Christ [87] .» Les âmes italiennes, auxquelles il a ouvert un champ infini de mysticisme, attendent sans angoisse, à l'ombre même de l'Église, la rénovation de l'Église. ”
Georges Gaulis, La Ruine d'un empire : Abd-ul-Hamid… (1913)
“ Bénie soit l'ignorance des Franciscains, profonde hélas, comme celle des moines grecs, mais non pas aggravée par l'instinct du lucre. Rien n'est hideux comme l'exploitation réglée de la piété. Pour voir les Saints Lieux, le pèlerin orthodoxe passe du tourniquet du couvent, bondé de moines paresseux qui vivent de ces dons plus ou moins volontaires. Cette bohème ecclésiastique, maîtresse en tracasseries, n'est guère capable de s'organiser pour de grandes luttes sans ses chefs naturels. La troupe et les cadres manquent également de discipline. ”
Les Franciscains et l'exécution des décrets du 29 mars 1880… (1881)
“ Les Religieux ont été expulsés un à un : ils ont quitté le couvent, entourés des amis qui ne les avaient pas un seul instant abandonnés pendant ces derniers jours. A leur sortie du monastère, ils ont été accueillis par d'immenses et enthousiastes acclamations de : Vivent les Franciscains ! vive la liberté J. Une foule énorme, composée d'ouvriers, de dames, de messieurs, de membres du clergé, les a accompagnés chez les personnes qui ont été heureuses de leur offrir l'hospitalité. ”
H Poudenx, Mémoire pour servir à l'histoire de la capitainerie générale de Caracas… (1815)
“ Imbus des principes évangéliques, ils ont traité ces peuples comme leurs frères, et ont rendu, en les civilisant, un service essentiel à l'humanité. Les Franciscains se sont principalement distingués par la persévérance avec laquelle ils ont affronté les dangers physiques auxquels on est exposé parmi les nations sauvages ”
La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)
“ Elles posaient la question de l'éminente dignité des pauvres dans l'Église ; or les Franciscains les plus hostiles aux Spirituels, les plus décidés à leur interdire le dénuement complet, à leur imposer la possession de greniers, de caves, le port de vêtements dont l'aspect ne fût pas sordide, se sentaient prêts à braver la mort plutôt que de nier l'absolue indigence du Christ et des apôtres. Les Fraticelles la soutenaient ; l'Inquisition de Narbonne jugea leur doctrine hérétique ; un Conventuel, Bérenger Talon, en affirma l'orthodoxie et porta le différend en cour d'Avignon. ”
Léon de Kerval, Le Couvent des frères mineurs et le sanctuaire de Notre-Dame de Cimiez… (1901)
“ Rencontrait-il parmi ces soldats de braves chrétiens qui désiraient les consolations de la religion, aussitôt il avertissait les Pères Franciscains, cachés dans les environs, et, par une porte secrète, les introduisait auprès de ses malades. Un grand nombre de ces derniers moururent ainsi entre les bras des religieux persécutés et reçurent de leur bouche le suprême pardon, au seuil de l'éternité. Il nous a semblé juste et opportun de perpétuer le souvenir de ces traits, qui mettent en lumière le calme héroïsme et l'inépuisable zèle du docteur Passeron et des proscrits de 1793. ”
Amand-René Maupoint, Les Lieux saints, par Mgr Maupoint… (1868)
“ C'est ainsi que la dynastie des enfants de saint François a plus duré que celle des rois francs de Jérusalem. Aujourd'hui encore elle règne au saint Sépulcre. Aujourd'hui encore, les Franciscains y sont comme les représentants , les députés du inonde catholique; ils font monter, à chaque instant du jour et de la nuit, l'encens de leurs prières et de leurs adorations aux pieds du divin Ressuscité, au lieu même d'où il est sorti victorieux des bras de la mort, pour sa gloire et notre justification : Et resurrexit propter justificationem nostram 1. ”
François Lacoste, Le Glaneur sur le chemin de Jérusalem… (1875)
“ Les pères Franciscains y ont leur choeur. Nous y avons entendu la messe solennelle, le dimanche de Quasimodo , et nous avons été édifiés de la piété des saints religieux, dans l'exécution de leurs cérémonies et de leurs chants. Béni soit Dieu, qui donne à ces chères âmes les vertus nécessaires pour le servir avec une sainte ardeur, aux lieux où il a été glorifié et adoré si dignement par la plus parfaite et la plus pure des vierges, et surtout par le Saint des saints JésusChrist, son divin Fils et Notre-Seigneur, durant les trente années de sa vie cachée à Nazareth. ”
Alexis Possoz, Vie de Jean Vendeville, mort évêque de Tournai en 1592… (1862)
“ H suggérait au pontife d'ouvrir des séminaires dans les monastères des Franciscains et des Dominicains. Il estimait plus particulièrement ces deux ordres, à cause du vif éclat qu'ils jetaient dans l'Eglise de Dieu par leur science et leur vertu. C'étaient les Franciscains et les Dominicains que l'on appelait le plus ordinairement pour remplir les chaires catholiques pendant l'avent et le carême, à ces époques où l'Eglise invite avec plus d'instance ses enfants à embrasser les saintes rigueurs de la pénitence et à réformer leur vie. ”
Célestin Vielle, Le R.P. Léon de Clary : ex-provincial des Franciscains de l'observance… (1890)
“ On sait, que c'est aux Frères-Mineurs de l'Observance, que les Papes ont confié la garde du SaintSépulcre, des Saints-Lieux de Bethléem et de Nazareth, en un mot, des sanctuaires d'Orient, appartenant aux Latins, et qui par les souvenirs qu'ils rappellent, sont si chers à la piété des catholiques. Les Franciscains ont, en outre, plusieurs couvents,. destinés à offrir aux pèlerins une douce et généreuse hospitalité ; ils entretiennent à leurs fraisas hospices, pour les pauvres, et ils dirigent, des écoles où l'instruction est don née gratuitement. ”
X. Beluze, Pérégrinations en Orient et en Occident… (1864)
“ La vie des Franciscains est très-régulière. Leur couvent est bâti à l'antique et de plusieurs pièces rapportées, hautes et basses ; les officines sont petites et dérobées, les chambres pauvres et obscures; il y a plusieurs petites cours et deux petits jardins tenant aux remparts de la ville. Vers la partie occidentale sont des cellules pour les pèlerins. Ils sont servis à part et font la dépense qu'ils veulent : s'ils sont pauvres, on les nourrit; s'ils sont riches, ils payent ce qu'on achète pour eux. ”
Petit, Promenades parisiennes : ouvrage destiné à la jeunesse… (1859)
“ MARIA- C'est une robe d'étoffe grossière de -laine, marron clair, avec une capuce ou un capuchon trèspointu, n'est-ce pas, mon père? Mais j'ignore la différence qui existe entre les Capucins et les Franciscains. LE PÈRE. –Les Franciscains sont les plus anciens; la fondation de leur ordre remonte à l'an 1208, alors que saint François obtint du pape Innocent III l'autorisation de réunir autour de lui des hommes consentant à vivre dans une profonde misère, et même à aller mendier leur nourriture. ”
Les Franciscains à Bolbec, ou Notice sur la mission donnée à Bolbec par les RR. PP. Franciscains à… (1860)
“ Il y avait, enfin, dans la prédication des Franciscains une grâce singulière, résultat de la vocation de l'ordre Séraphique. Quand Dieu se choisit ici-bas un homme ou une société pour travailler à sa gloire, il lui donne, avec la mission qu'il lui confie, la puissance de la remplir. Ainsi, à l'heure où il suscita François d'Assise pour vaincre les passions du paganisme dans le cœur des nations chrétiennes, il le revêtit de cette force d'en haut qui était tombée sur les premiers Apôtres avec le souftle de Jésus-Christ ”
Edmond Haraucourt,
L'Histoire de la France expliquée au musée de Cluny…
(1922)
“ Le faste et l'orgueil qui en résultent vont nécessiter une réaction que l'idéalisme du XIIIe siècle entreprendra dès son début. En effet, de nouveaux ordres apparaissent alors, qui seront volontairement pauvres, refuseront de posséder, vivront d'aumônes : les Franciscains, institués en 1215 par l'Italien saint François d'Assise, les Dominicains, en 1216, par l'Espagnol saint Dominique ”
Henri Guerlin, Vers Jérusalem (1909)
“ Franciscains. — Ils appartiennent à toutes les nations, mais surtout à l'Italie. L'élément français est assez restreint. Pour les discussions intéressant la possession des Lieux Saints, les franciscains recourent à la France. Depuis 1901, quand il s'agit de droits personnels lésés, chacun s'adresse au consul de son pays. C'est surtout vis-à-vis de la Custodie de Terre Sainte que la France exerce son droit de protectorat. Sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition. — Congrégation française. Dans la plupart des couvents, sinon dans tous, il y a quelques sœurs indigènes. Daines de Nazareth. ”
Amand-René Maupoint, Les Lieux saints, par Mgr Maupoint… (1868)
“ Les Franciscains s'y enferment toujours au nombre de douze. Chaque nuit ils se lèvent pour chanter matines : chaque matin, dès l'aube, ils sont sur pieds pour célébrer les saints mystères dans l'intérieur même de la grotte. Quatre fois par jour ils descendent au choeur pour réciter les heures canoniques. Chaque soir, ils se rendent en procession et en chantant des hymnes aux différents sanctuaires renfermés dans l'intérieur du saint Sépulcre. ”
Alexis-Guillaume-Charles-Prosper de Hody, Godefroid de Bouillon et les rois latins de Jérusalem… (1859)
“ Les Franciscains ont été fondés par saint François d'Assise (en Ombrie) , canonisé en 4 228. Le pape Innocent III approuva l'Ordre en 4245, sous le titre de Frères-Mineurs : ils se fractionnent en plusieurs familles, portant chacune des dénominations distinctes. (2) Les annales de l'abbaye d'Anchin assurent que l'église du Saint-Sépulcre lui rachetée par les Arméniens : « Armeni chrisliani , magno dalo censi » prelio, Sepulchrum Dominicum sud ecclesiâ el Lomini templum à Salalia» dinoredemerunt.» ”
Lord Feeling, Revue des Deux Mondes
“ Les frères de la Orden Tercera sont des manières de demi-moines agrégés à la religion de saint François. Bien qu’ils soient soumis à certains actes réguliers de vie commune, et qu’ils portent un habit qui diffère peu de celui des Franciscains, ils peuvent se marier, et vivent séparément chacun dans leur maison. ”
Les Franciscains et l'exécution des décrets du 29 mars 1880… (1881)
“ M. le commissaire n'autorise aucun des témoins (ils étaient trois) à suivre le Religieux et à sortir du couvent avec lui. Dans la rue, près du couvent, la foule est sympathique ; le Père est entouré d'amis et de protecteurs qui crient: « Vivent les Pères ! Vive la liberté ! Vivent les Franciscains ! » Des dames remettent au Père des couronnes et lui jettent des fleurs. Plusieurs fois le Père s'arrête pour bénir la foule ; il arrive enfin à la gare où il trouve une voiture qui doit le conduire au château d'Allonville. Un groupe d'individus se rue sur la voiture et cherche à la renverser. ”
Les Franciscains et l'exécution des décrets du 29 mars 1880… (1881)
“ Qu'il a besoin de ses noviciats et maisons d'étude pour recruter et former les Religieux que le Gouvernement français lui demande et qu'il délègue à la garde des Lieux-Saints confiée aux Franciscains sous le protectorat de la France ”
Les Franciscains à Bolbec, ou Notice sur la mission donnée à Bolbec par les RR. PP. Franciscains à… (1860)
“ François, c'était le nom de ce jeune homme, prit à la lettre ce sublime conseil, et conçut le projet de convertir le monde par l'humilité et la pauvreté absolue, en devenant le mineur, le moindre de tous les hommes; en offrant à la terre la reproduction la plus complète de la divine folie de la Croix. Haute et généreuse idée, digne d'être comprise par toutes les grandes âmes, de trouver de l'écho dans tous les nobles cœurs! ”
A.-H. de Wandelbourg, Études et souvenirs sur l'Orient et ses missions… (1883)
“ Les Franciscains font chaque jour à ce sanctuaire une procession semblable à celles qu'ils font au Saint-Sépulcre et à Bethlehem. Ici donc s'opéra le plus auguste et le plus prodigieux mystère de notre Rédemption, celui de l'Incarnation : ici Dieu se fit homme et devint notre frère, unissant en une personne éternelle et divine, par le plus stupéfiant des miracles de sa toute-puissance, la créature au Créateur, le fini à l'Infini; ici Marie , contractant au nom de tout le genre humain et de l'Église universelle les ineffables fiançailles du Verbe divin avec ”
Ludovic de Colleville, Le cardinal Lavigerie (1905)
“ Sans aucune lâche complaisance, il faut néanmoins qu'ils sentent qu'on les aime, et qu'on désire se rapprocher d'eux. On se gardera donc de témoigner le moindre mépris pour leurs usages, pour leur langue, pour leur liturgie, que l'Eglise a approuvée et tient pour très légitime. La faute capitale commise par les Franciscains et aujourd'hui encore par beaucoup de missionnaires catholiques, c'est d'avoir témoigné aux Orientaux de l'éloignement pour leurs rites, et d'avoir cherché à les latiniser quand ils ontle bonheur de rentrer dans l'Eglise. ”
