“ Oh ! que j'aime la voùte azurée Et les splendeurs du firmament ; Combien j'aime aussi l'empirée Résidence du Tout-Puissant. J'adore toujours l'eucharistie De mon Jésus, mon doux Sauveur, Pour elle je donnerai ma vie, Afin d'assurer mon bonheur. J'aime la paix dans ma chaumière, J'aimerai toujours mes enfants, Que j'aime aussi la lumière Qui dévoilera les méchants. Mais je déteste les immondes Qui vont ravir à la vertu La pudeur des vierges blondes Et la piété de l'ingénu. Ils veulent ravir à l'enfance Par le mensonge, l'impudeur, Avec sa tendre innocence, L'amour de Dieu et son honneur. ”
Résumé
Souvenir. Mémoires de mon enfance précédés d'une étude philosophique et religieuse sur les libres-penseurs du jour... de J. Saujeon est un ouvrage hybride mêlant récits personnels et réflexions critiques sur les dérives du libre-penséisme. À travers des vers lyriques et des méditations religieuses, l'auteur célèbre l'amour divin, la dévotion et la piété, tout en dénonçant l'égoïsme, le matérialisme et les dangers de l'athéisme.
Les thèmes de la famille, de la patrie et de la foi structurent une défense passionnée des valeurs chrétiennes, en opposition avec les idéologies modernes. L'œuvre, riche en images symboliques (« les splendeurs du firmament », « l'eucharistie »), se présente comme un plaidoyer pour la spiritualité et la solidarité humaine, en dépit des critiques sociales et philosophiques qu'elle formule.
Citations de Souvenir. Mémoires de mon enfance précédés d'une étude philosophique et religieuse sur les libres-penseurs du jour… ()
“ Et quand le soir, au bon village, Mon grand père, courbé par l'âge, Revenait lassé de son champ, Le front baigné d'une auréole, J'écoutais sa douce parole, Dans ma simplicité d'enfant. Dien forma pour sa créature La terre féconde et pure, Disait-il dans ses doux accents : Fils chéris, cette abondance Est un don de la Providence, Soyez-lui donc reconnaissants. Que vos âmes nobles et fières Offrent sans cesse leurs prières A son adorable majesté, Qui traite avec tant de bonté ; Et, malgré son ingratitude, Cette nombreuse multitude, Qu'on voit blasphémer et haïr Le cœur qui ne sait que bénir. ”
“ Aimer le prochain comme soi-même, n'est-ce pas la conséquence première de l'amour de la divinité? Et comment voulez-vous que l'égoïsme, qui tue au cœur l'amour de Dieu, n'y étouffe pas aussi l'amour des hommes? Vous poursuivez sans cesse je ne sais quel idéal fortuné qui vous fuit toujours, vous cherchez à gravir, par les degrés de la libre-pensée et de la franc-maçonnerie les plus hauts sommets de la richesse et du pouvoir, vous ne croyez à rien plus qu'à ce but suprême de vos insatiables convoitises, vous n'avez pas d'autre rêve et d'autre objet, libre à vous ”
