Résumé

Eugénie Guinault La France républicaine et les femmes

Parlez, dites-nous si c’est seulement dans les sages lois de Lycurgue et si vous ne devez rien au cœur énergique de vos vaillantes mères ?
Lorsque ta noble main, ô Périclès, dirigeait la grande république d’Athènes, quel ami partageait tes travaux et soutenait ton grand cœur ?
Quelle muse t’enseigna l’éloquence, toi qui calmas les colères du peuple et sus le maintenir tant d’années rien que par l’ascendant de ta parole ?
Est-ce la divine Euterpè qui t’inspira un si vif amour des arts que d’immortels chefs-d’œuvre naquirent à l’ombre de ta protection ?
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Eugénie Guinault La France républicaine et les femmes

Voilà ceux que tu dois aimer comme toi-même. Quant aux autres, tu dois respect, bienveillance ou protection, mais non l’abnégation de ton être qui est le bien propre des tiens ; mais non le sacrifice de toi et des tiens que tu ne dois qu’à la Vérité et à la Patrie.
Depuis ta naissance, tu t’abrites sous l’aile maternelle comme un petit oiseau ; regarde la jeune fauvette enfouie chaudement dans son nid, elle attend que sa mère lui apporte l’insecte qui doit la nourrir. L’an prochain, c’est elle qui, dans ce nid, pourvoira à la nourriture de ses petits et les protégera de son amour.
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Eugénie Guinault La France républicaine et les femmes

Déjà il a repoussé les supplications des patriciens, des sénateurs et des pontifes ; il sait que les patriciennes tout en larmes s’avancent vers sa tente, le conjurant de ne point ruiner cette Rome où il vit le jour. — Ah ! peut-il craindre qu’on le fléchisse, l’implacable exilé ? N’a-t-il point dans le cœur une pensée unique, un seul désir, un seul et violent amour : la vengeance ! Il triomphe ; Rome suppliante se traîne à ses genoux ; mais ce n’est point assez, il faut que cette Rome, jadis altière, pleure avec des larmes de sang son ingratitude.
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