Résumé

Henri Hignard À la mémoire de Francisque Baudrand… (1871)

Leur union, née de la vertu, ne cherchait que le règne de Dieu. Ils priaient ensemble, ils échangeaient leurs pensées intimes, ils étudiaient les mêmes livres, poursuivaient les mêmes desseins, entreprenaient les mêmes œuvres. Rappelez-vous, mes Frères, les folies de ces dernières années, tant d'intelligence dépensée en pure perte, tant de richesses abîmées dans des débauches insensées, tant d'âmes de jeunes hommes sur qui la patrie avait des droits et dont elle n'a plus retrouvé que l'ombre impuissante.
Source : Gallica

Henri Hignard À la mémoire de Francisque Baudrand… (1871)

De retour à Lyon, il reprit toutes les bonnes œuvres de sa première jeunesse; seulement, comme s'il comprenait que sa vie serait courte et qu'il fallait remplir surabondamment ses heures, il ajouta à son travail professionnel, travail dont son digne patron ne parlait jamais qu'avec la louange émue qui
vient du cœur, tous les ministères que peut remplir un homme instruit quand il se dévoue au service de Dieu.
Source : Gallica

Henri Hignard À la mémoire de Francisque Baudrand… (1871)

Les premiers et les derniers s'y rencontrent : le prêtre qui donnait ses conseils, le riche qui donnait sa protection et son secours, le pauvre qui fut soulagé dans les misères de son corps et de son âme, l'enfant qui fut encouragé et assisté, le jeune homme qui sentit un jour ce que vaut le dévouement véritable, le soldat-citoyen qui comprend une telle mort et qui tient à l'honorer, tous sont venus apporter à ce cercueil leur prière et leur couronne, et faire au militaire obscur, au légiste inconnu des funérailles que pourraient envier un chef d'empire et un général victorieux.
Source : Gallica

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