Résumé

F. Méchin Oraison funèbre de monsieur l'abbé Tridon… (1869)

Esprit réfléchi, habitué à chercher la raison des choses, l'abbé Tridon pensait avec justice que la ruine de la société se trouve dans le défaut d'éducation chrétienne ; il avait donc résolu de la sauver, suivant ses moyens, en s'occupant spécialement des mères et des enfants.
Ah ! mes Frères, vous ne sauriez imaginer toutes ses sollicitudes pour l'enfance. Cet âge, dit-on, est sans pitié, je le crois bien; comment faire entendre une parole grave, sérieuse, à des natures essentiellement mobiles, distraites et folâtres? L'abbé Tridon avait ce secret là dans son cœur.
Source : Gallica

F. Méchin Oraison funèbre de monsieur l'abbé Tridon… (1869)

Certes, si l'on pouvait parquer l'enfance et la soustraire pendant
une génération seulement à l'influence qu'elle reçoit, on sauverait l'avenir. Telle est la pensée qui a présidé à la fondation des Œuvres de Jeunesse. L'abbé Tridon recueillit, avec son empressement d'apôtre, l'idée déjà vivante d'un jeune et pieux confrère et donna au germe de l'Œuvre troyenne sa fécondation et son développement.
Source : Gallica

F. Méchin Oraison funèbre de monsieur l'abbé Tridon… (1869)

Il lui semblait que la joie dût être naturelle à la sainte Épouse de Jésus-Christ. Mais ses humiliations, elles lui étaient si pénibles parfois, qu'il eut été heureux de donner sa vie pour lui acheter un triomphe. Il avait voué à Pie IX le saint, — c'était son expression ordinaire, - - une affection qui devenait de plus en plus vive, à mesure que les jours et les douleurs s'amassaient autour de son trône; et souvent il disait
qu'un de ses grands regrets serait de mourir sans avoir vu, à Rome, le Messie du fils de Dieu.
Source : Gallica

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