Résumé

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Panégyrique de sainte Thérèse, prononcé dans la chapelle des Carmélites de Lille… (1886)

J'ai terminé, mes Frères, et maintenant je vous demanderai : Après avoir été les témoins des saintes ascensions de Thérèse, n'avez-vous pas le besoin de commencer les vôtres? Est-ce que vous demeurerez perpétuellement en bas? Est-ce que le monde est capable de vous satisfaire? Est-ce que vous trouvez dans toute cette caducité un digne objet d'amour pour votre âme immortelle ? Est-ce que vous ne voulez pas, parmi tant d'amis qui passent, aimer de cœur et d'action l'Ami qui seul ne passe point, et faire de lui, comme Thérèse, la vie de votre vie?
Source : Gallica

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Panégyrique de sainte Thérèse, prononcé dans la chapelle des Carmélites de Lille… (1886)

Le saint amour avait baissé au cœur refroidi de la chrétienté, dont presque la moitié s'était séparée de l'Église de Jésus-Christ. Mais vous entendez bien que le fleuve de la charité et de la sainteté ne peut tarir sur cette terre arrosée par le sang du Fils de Dieu, et ce qu'il vient de perdre en étendue par l'apostasie des uns, il faut qu'il le regagne et le retrouve en profondeur par la ferveur des autres. Voilà pourquoi Notre-Seigneur chercha quelque part des âmes qui fussent et plus ardentes et plus profondes en amour.
Source : Gallica

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Panégyrique de sainte Thérèse, prononcé dans la chapelle des Carmélites de Lille… (1886)

Des recrues virginales arrivent à la Réforme. C'est l'avantgarde de cette armée à laquelle Thérèse donnera ce mot d'ordre : « Agissez en hommes de cœur, et non comme de petites femmes ! » Elle les a prévenues que « leur vie devrait être un martyre. » C'est le martyre de la pauvreté qu'elle appelle « son blason, » le martyre de la faim, de la persécution. Mais quand on manque de tout, on prie; quand le dîner fait défaut, Thérèse le remplace par une exhortation qui alimente les âmes, et une procession d'action de grâces s'improvise du réfectoire à la chapelle, au chant de beaux cantiques.
Source : Gallica

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