Résumé

Léopold Laroche Panégyrique de sainte Thérèse prononcé… (1890)

Elle aura, sans doute, pour l'oraison, des heures déterminées, mais, à chaque heure, partout, dans sa cellule, au réfectoire, dans la cour de récréation, son âme montera vers lui.
Qu'est-ce donc, mes Frères, que l'oraison? Qu'est-ce que cet acte auquel toute la vie de Thérèse est suspendue?
Nul ne saurait mieux nous le dire qu'elle-même. « L'oraison est un intime commerce d'amitié où l'âme s'entretient seule à seule avec Dieu et où elle ne se lasse pas d'exprimer son amour à Celui dont elle sait qu'elle est aimée. »
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique de sainte Thérèse prononcé… (1890)

Elle les reprend, en effet; elle passe de longues heures devant le tabernacle, immobile, le visage en feu, les yeux baignés de larmes, abîmée dans la contemplation.
Mais, ô faiblesse du pauvre cœur humain et qu'il a de peine à fixer ses affections mobiles et son inquiétude éternelle!
Thérèse n'a pas oublié le monde et le monde ne l'a pas oubliée. Les images d'autrefois passent et repassent encore devant son âme, et, à certaines heures, les joies de l'amour divin semblent ne plus suffire à son cœur, car elle aspire encore à la dangereuse douceur des affections humaines.
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique de sainte Thérèse prononcé… (1890)

Dieu en a fait le type le plus achevé peut-être de la perfection religieuse. Qu'il soit devant vous, comme une perpétuelle vision, pour charmer vos heures, exciter votre émulation et enflammer vos courages ! Filles du Carmel, que l'esprit de votre mère repose sur vous ! Que les vains bruits du monde ne pénètrent pas dans votre solitude, mais que la prière et le sacrifice y montent toujours vers Dieu pour expier nos folies et attirer ses grâces ! Que derrière vos grilles règnent toujours la paix, la sainte liberté de l'âme, et, dans la pénitence ellemême, l'allégresse et la gaîté !
Source : Gallica

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