Léopold Laroche

Élements biographiques

Léopold Laroche Panégyrique de sainte Thérèse prononcé… (1890)

Elle aura, sans doute, pour l'oraison, des heures déterminées, mais, à chaque heure, partout, dans sa cellule, au réfectoire, dans la cour de récréation, son âme montera vers lui.
Qu'est-ce donc, mes Frères, que l'oraison? Qu'est-ce que cet acte auquel toute la vie de Thérèse est suspendue?
Nul ne saurait mieux nous le dire qu'elle-même. « L'oraison est un intime commerce d'amitié où l'âme s'entretient seule à seule avec Dieu et où elle ne se lasse pas d'exprimer son amour à Celui dont elle sait qu'elle est aimée. »
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle… (1888)

L'enfant, mes Frères, a sur son front tous les charmes. Placé entre un passé dont il est l'héritier et un avenir dont il est l'espérance, il concentre en lui toutes les sollicitudes de l'Église et de la Patrie. Mais si tout enfant est digne d'intérêt, combien plus l'enfant du peuple ; combien plus cet enfant dont le père est tout le jour a la glèbe ou à l'atelier, dont la mère elle-même, arrachée peut-être a son foyer par la misère, n'est pas là pour l'égayer de son sourire et lui prodiguer ces soins délicats dont il a besoin plus encore que de pain
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique de sainte Thérèse prononcé… (1890)

Elle les reprend, en effet; elle passe de longues heures devant le tabernacle, immobile, le visage en feu, les yeux baignés de larmes, abîmée dans la contemplation.
Mais, ô faiblesse du pauvre cœur humain et qu'il a de peine à fixer ses affections mobiles et son inquiétude éternelle!
Thérèse n'a pas oublié le monde et le monde ne l'a pas oubliée. Les images d'autrefois passent et repassent encore devant son âme, et, à certaines heures, les joies de l'amour divin semblent ne plus suffire à son cœur, car elle aspire encore à la dangereuse douceur des affections humaines.
Source : Gallica

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