Résumé

Léopold Laroche Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle… (1888)

L'enfant, mes Frères, a sur son front tous les charmes. Placé entre un passé dont il est l'héritier et un avenir dont il est l'espérance, il concentre en lui toutes les sollicitudes de l'Église et de la Patrie. Mais si tout enfant est digne d'intérêt, combien plus l'enfant du peuple ; combien plus cet enfant dont le père est tout le jour a la glèbe ou à l'atelier, dont la mère elle-même, arrachée peut-être a son foyer par la misère, n'est pas là pour l'égayer de son sourire et lui prodiguer ces soins délicats dont il a besoin plus encore que de pain
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle… (1888)

La voilà, cette nouvelle milice qui va combattre l'ignorance et le mal dans l'âme de l'enfant, veiller sur les sources de la vie et les garder pures ; a la fois religieuse et laïque, tenant le milieu entre le sacerdoce et la famille, et complétant cette Trinité sacrée de l'éducation : au foyer la mère, a l'église le prêtre, à l'école le frère, c'est-à-dire, sous trois formes et avec des nuances diverses, la vérité venant à l'âme de l'enfant par l'amour et par le dévoûment.
Source : Gallica

Léopold Laroche Panégyrique du bienheureux Jean-Baptiste de La Salle… (1888)

Le premier a la prière, le plus ardent au travail, le plus patient dans l'épreuve, le plus mortifié dans tous ses sens, il est au milieu de ses frères comme un vivant modèle de toutes les vertus qu'il leur demande. Aussi ils le contemplent avec une sorte d'admiration et d'enthousiasme. Comment regretter leurs privations, comment rougir de leur pauvreté, quand ils le voient, lui, le riche bénéficier d'autrefois, avec de gros souliers garnis de clous aux pieds, avec une soutane rapiécée et avec des habits si usés que les pauvres eux-mêmes n'en veulent pas ?
Source : Gallica

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