Résumé

Portrait de James Condamin James Condamin Sainte Térèse d'après sa correspondance… (1886)

On n'endosse pas la bure du Carmel pour s'endormir sur un lit de roses, mais pour faire office de Cyrénéen et gravir constamment avec le Sauveur les pentes du Calvaire.
Sainte Térèse revient, à chaque instant, sur cette grave question. Sans cesse elle rappelle que « le dessein de Dieu est de tenir ses filles sous le pressoir; » et, plaçant, comme d'ordinaire, le remède infaillible à côté des souffrances qui rebutent la nature, elle ajoute aussi sans cesse : « Dieu ne peut m'envoyer tant d'amertumes que je ne les accepte volontiers pour l'amour de lui. »
Source : Gallica

Portrait de James Condamin James Condamin Sainte Térèse d'après sa correspondance… (1886)

Puis, sans changer la donnée, mais en la transportant dans une sphère d'idées supérieures, sainte Térèse réclame, chez ses novices, l'esprit d'oraison, qui n'est que le bon sens dans l'ordre spirituel. « Nous ne devons choisir, » dit-elle, « que des personnes d'oraison et jugées propres à notre genre de vie. »
Avec cette double clarté et cette double force, on peut marcher à grand pas dans la carrière. Il s'agit en effet
d'expier, de s'immoler, et d'oublier assez le monde pour n'avoir plus d'échappée que du côté du ciel.
Source : Gallica

Portrait de James Condamin James Condamin Sainte Térèse d'après sa correspondance… (1886)

Ainsi, ma fille, mettez-vous dans l'esprit que le divin Maître est de ceux qui payent les grands services rendus,
par des souffrances et des peines; et c'est bien là le meilleur payement qu'on puisse recevoir, puisqu'on acquiert par là l'amour de Dieu ! Laissezle agir en maître dans votre âme; mettez votre gloire à porter la croix du Sauveur ; ne faites aucun cas des douceurs et des consolations. Il n'appartient qu'aux simples soldats de vouloir être payés par jour ; serveî gratuitement, comme les grands seigneurs servent le roi, et que celui du Ciel soit toujours avec vous.
Source : Gallica

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