Thérèse d'Avila, Vie de sainte Thérèse, fondatrice des carmélites déchaussées… (1846)
“ Lorsqu'une âme a ainsi goûté les douceurs de l'amour divin , hélas ! combien celles de la terre lui paraissent insipides ! Aussi la vie lui devient-elle ennuyeuse ; elle cherche la solitude pour y soupirer plus librement après son bien-aimé ; elle va, se disant et se demandant sans cesse à elle-même : Où est ton Dieu ? Le désir de le posséder est si vif, qu'elle en souffre un délicieux martyre ; c'est une espèce d'agonie , accompagnée d'une douce joie, qui ne ressemble à rien de ce que l'on éprouve dans le monde. ”
