Thérèse d'Avila, Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même… (1857)
“ Non, mon Dieu, votre servante ne peut supporter plus longtemps le supplice de se voir sans vous. Si elle doit vivre encore, elle ne veut pas de repos en cette vie, et vous, Seigneur, gardez-vous de lui en donner. Impatiente de ses fers, cette âme voudrait être déjà libre : le manger la tue, le dormir la tourmente ; elle voit que le temps de la vie se passe à prendre mille soulagements, et que rien cependant ne peut désormais la satisfaire hors de vous. Elle vit, ce semble, contre nature, puisqu'elle meurt du désir de vivre, non en elle, mais en vous. ”
