Résumé

Thérèse d'Avila Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même… (1857)

Non, mon Dieu, votre servante ne peut supporter plus longtemps le supplice de se voir sans vous. Si elle doit vivre encore, elle ne veut pas de repos en cette vie, et vous, Seigneur, gardez-vous de lui en donner. Impatiente de ses fers, cette âme voudrait être déjà libre : le manger la tue, le dormir la tourmente ; elle voit que le temps de la vie se passe à prendre mille soulagements, et que rien cependant ne peut désormais la satisfaire hors de vous. Elle vit, ce semble, contre nature, puisqu'elle meurt du désir de vivre, non en elle, mais en vous.
Source : Gallica

Thérèse d'Avila Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même… (1857)

J'ai eu trois autres fois la même vision; et c'est, à mon avis, la plus sublime de toutes celles dont Notre-Seigneur m'a favorisée. Ses effets sont admirables : elle purifie merveilleusement l'âme, et enlève à la sensualité presque toute sa force; c'est comme une grande flamme qui consume et anéantit tous les désirs de cette vie. Par la grâce de Dieu, je n'étais touchée de rien de mortel; mais la vanité des choses de la terre et le néant des grandeurs humaines m'apparurent dans un nouveau jour, et je compris que la vérité pure devait être le terme de tous mes désirs.
Source : Gallica

Thérèse d'Avila Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même… (1857)

Ces divines lumières ont banni de mon cœur une crainte fort vive que j'avais toujours eue de la mort.
Mourir me semble maintenant la chose du monde la plus facile pour l'âme fidèle à Dieu, puisque, en un moment, elle se voit libre de sa prison, et introduite dans l'éternel repos. Il existe, selon moi, une grande ressemblance entre l'extase et la mort. En effet, l'esprit ravi en Dieu contemple les ineffables merveilles qu'il lui découvre; et l'âme, dès l'instant même où elle est séparée du corps, est mise en possession de tous les biens du ciel.
Source : Gallica

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