Péché mortel

Définition et enjeux

J. Sand Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse

Mon Dieu ! comment cela se fait-il ! la seule idée du péché me fait horreur.
— Et vous ne l’avez pas commis ! s’écria l’abbé en frappant sur son genou anguleux, avec impatience. Vous avez l’esprit frappé, de je ne sais quelle fantaisie.
— Mais si je l’ai commis, dit-elle, avec l’obstination d’un cœur dévoré d’inquiétude, si je l’ai commis sans le savoir, étant malade, dans le délire de la fièvre, je suis en état de péché mortel ! et je vais prendre l’habit, sans être en état de grâce.
Source : Wikisource

Portrait de Comtesse de Ségur Comtesse de Ségur Évangile d’une grand’mère (1865)

Cela veut dire condamné au feu éternel de l’enfer. On est damné quand on a le malheur de mourir en état de péché mortel. Vous le voyez, mes enfants, le péché mortel est une chose bien abominable, puisqu’il mène droit en enfer et prive pour toujours de la vue du bon Dieu. Il vaut mieux mourir que de le commettre.
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Baptiste de La Salle Jean-Baptiste de La Salle Les devoirs d'un chrétien envers Dieu et les moyens de pouvoir bien s'en acquitter… (1891)

On connaît qu'un péché est mortel, quand on a commis, tout à fait volontairement, une action que Dieu défend sous peine de damnation éternelle.
Le péché mortel nous est pardonné par le sacrement de pénitence; et le péché véniel peut nous être remis par plusieurs actions de piété : par exemple, pratiquer quelques mortifications, se priver
de quelque plaisir pour l'amour de Dieu, faire quelques aumônes, réciter quelques prières, comme l'oraison de Notre-Seigneur, les sept psaumes de la pénitence, ou seulement le psaume Miserere.
Source : Gallica

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