Péché véniel

Définition et enjeux

Portrait de François de Sales François de Sales Introduction à la vie dévote (1619)

Le péché véniel, pour petit qu’il soit, déplaît à Dieu, bien qu’il ne lui déplaise pas tant que pour icelui il nous veuille damner ou perdre. Que si le péché véniel lui déplaît, la volonté et l’affection que l’on a au péché véniel n’est autre chose qu’une résolution de vouloir déplaire à sa divine Majesté. Est-il bien possible qu’une âme bien née veuille non seulement déplaire à son Dieu, mais affectionner de lui déplaire ?
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Nicolas Gobillon La Vie de la vénérable Louise de Marillac… (1862)

J'ai vu dans l'image de ce Sauveur attaché à la Croix, comme dans un miroir fidèle, que le péché véniel a augmenté les plaies douloureuses de son précieux corps. Le péché mortel le crucifie de nouveau toutes les fois qu'on le commet : le péché véniel s'oppose aux desseins que sa miséricorde a sur nous. Il rend l'âme languissante, il retarde sa marche, il l'empêche de suivre les voies par où Dieu voudrait la conduire.
Source : Gallica

Portrait de Émile Boutroux Émile Boutroux Pascal

Désormais il n’est guère de péché mortel qui ne puisse être converti en péché véniel. Soit, par exemple, l’ambition. Si vous désirez les grandeurs pour offenser Dieu plus commodément, c’est assurément un péché mortel ; mais dans tout autre cas, ce n’est qu’un péché véniel. Et les péchés véniels n’empêchent pas d’être dévot. Les bons Pères ont si bien adouci les difficultés de la confession, que les crimes s’expient aujourd’hui avec plus d’allégresse qu’ils ne se commettaient jadis.
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