Résumé

Vie de M. Claude Dhière, directeur du grand séminaire de Grenoble… (1882)

La mort vint rompre les plans de ces femmes vertueuses : Mme Tranchand fut la première à paraître au tribunal de Dieu. Le saint directeur pria et fit prier pour elle : — « Je n'avais jamais senti l'union de mon âme avec la sienne, écrit-il à Mme Annuel, comme je la sens maintenant ; si je viens à vous survivre, j'en dirai autant de vous (2) !.. » — « Dans votre malheur, vous êtes heureuse, » eût-il pu ajouter encore, comme au jour où il la trouva versant des larmes sur le corps de son frère (3) : « Vous pleurez une personne dont le bonheur est assuré, et nous cherchons encore le nôtre. »
Source : Gallica

Vie de M. Claude Dhière, directeur du grand séminaire de Grenoble… (1882)

« Ces gens-là sont fous d'honorer ainsi un pécheur! » Mais, plus tard, sur la fin de sa vie, il tendait lui-même ses mains percées aux lèvres des pèlerins, et comme un jeune frère s'en étonnait : « Quoi! mon frère, lui disait-il, vous imaginez-vous par hasard que ces gens-là pensent à moi (1) ! » Comme en saint François d'Assise, l'œil de l'amour-propre était éteint en M. Dhière.
L'esprit de mortification, le détachement, l'amour des souffrances, la soumission apparaissaient en lui comme le rayonnement de son humilité.
Source : Gallica

Vie de M. Claude Dhière, directeur du grand séminaire de Grenoble… (1882)

Tandis qu'on déliait les mains consacrées du saint prêtre, Dieu , qui avait mis une borne à la rage de ses persécuteurs, toucha leurs âmes et les inclina à demander pardon. M. Dhière leur accorda ce pardon généreux comme son cœur ; bien plus, il voulut que tous ses bourreaux collassent leurs lèvres contre ses joues baignées de sueur et souillées de sang. « Je vous regarde, maintenant, comme mes amis, comme mes frères! » leur disait-il. Parmi ces malfaiteurs, un seul résista à la charité de l'apôtre et s'éloigna sans l'avoir embrassé.
Source : Gallica

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