Résumé

Joseph Paguelle de Follenay Monsieur Teysseyrre, ancien élève de l'école polytechnique… (1882)

Le seul enfant qui lui reste se précipite dans ses bras, et cette mère infortunée, croyant tenir encore celui qu'elle a perdu, l'engage à se remettre au lit. Le malheureux jeune homme, qui n'est plus maître de sa douleur, s'écrie d'une voix étouffée : « Paul-Émile est mort! » A ce cri, Mme Teysseyrre, tirée enfin de son erreur, le repousse avec effroi, et se livre à l'affliction la plus violente. Elle appelle les larmes que la violence même de sa douleur l'empêche de répandre : « Mère dénaturée que je suis, s'écrie-t-elle, j'ai perdu mon fils et je ne pleure pas ! »
Source : Gallica

Joseph Paguelle de Follenay Monsieur Teysseyrre, ancien élève de l'école polytechnique… (1882)

Croyez-moi, cher enfant, vous commencez à aimer votre cher Sauveur, vous l'aimez au milieu des aridités, des ténèbres, et des glaces du saint amour qui valent bien sa douceur, sa splendeur et sa flamme, vous l'aimerez d'autant plus que vous serez plus détaché et plus paisible. Répétez mille fois à cet aimable Jésus : Domine, tu scis quia amo te. Amor meus crucifixus est, etc. etc. Ah! cher enfant, quand est-ce que nous n'aurons plus qu'un cœur et qu'une âme entre nous et avec Notre-Seigneur? Quand est-ce que nous pourrons lui gagner ces âmes qu'il a tant aimées?
Source : Gallica

Joseph Paguelle de Follenay Monsieur Teysseyrre, ancien élève de l'école polytechnique… (1882)

Ton journal est semé d'éloges, par ton amitié, sur mon esprit, sur le bonheur dont je vous faisais jouir. Ils ne m'éblouissent pas, heureusement; mais, songe, ma chère sœur, combien notre cœur est naturellement porté à la vanité; craignons de la réveiller, et ne flattons jamais personne; il n'aurait tenu qu'à moi de me faire un joli portrait de Paul-Émile, en empruntant le pinceau et les couleurs d'Adrienne, et sans le vouloir, elle a rendu son journal presque dangereux pour moi; aussi, à l'avenir, aimons-nous, mais ne nous louons pas; reprenons-nous de nos défauts ; confions-nous nos fautes
Source : Gallica

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