Antoine Louis Bertrand, Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent-Josse Le Clerc (1878)
“ Serait-ce un paradoxe d'avancer que les Sulpiciens sont plus dangereux que les Jésuites eux-mêmes ? L'enseignement de ceux-ci étoit public ; dans leurs cahiers, dans leurs écrits, dans leurs sermons, leurs erreurs se montroient à découvert. Les Sulpiciens, avec un goût qui n'est pas moins dépravé, s'observent davantage, et, par là, sont plus dangereux. Ils ne sont ni auteurs, ni prédicateurs, ni professeurs publics; ils se bornent à dogmatiser en secret. Leur prudence a fait un pacte avec les ténèbres ; ils répandent l'erreur plus sourdement, mais plus sûrement. ”
