Résumé

Léo-Paul Desrosiers Dans le nid d’aiglons, la colombe

C’est l’avis des Sulpiciens. Un peu auparavant, le bienheureux Paul Giustianini en avait fixé les conditions : « Une seule chose est dure : dompter l’esprit, le contraindre à abandonner le monde, si l’on peut dire, effectivement ou affectivement ; ne se soucier plus de voir ni parents, ni amis, n’entendre aucune nouvelle du monde : être séparé réellement du monde comme un nouveau Melchisédech, sans père, sans mère, sans frères, sans amis, sans patrie, sans attache à aucune chose du monde ; quitter le monde et vivre pour le Créateur, pour Lui tout seul ».
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Léo-Paul Desrosiers Dans le nid d’aiglons, la colombe

« La solitude de l’âme enfermée en elle-même est mortelle ». Il lui faut Dieu pour mener le dialogue.
Le témoignage est d’autant plus probant, dramatique même, qu’il vient d’un contemplatif, mais non enfermé dans une solitude aussi complète que Jeanne Le Ber. Il nous fournit la clef de la prudence de M. Séguenot. Celui-là, il sera continuellement en observation pour vérifier, au fur et à mesure, si cette âme se développe selon l’axe voulu ; s’il ne naît pas des singularités qui seraient des symptômes de déséquilibre. Il est la personne du dehors qui surveille soigneusement l’expérience.
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Léo-Paul Desrosiers Dans le nid d’aiglons, la colombe

« Si la vie érémitique est la forme de christianisme la plus élevée, c’est parce que l’ermite aspire plus qu’aucun autre à la parfaite union au Christ. Jésus lui-même est la règle vivante de l’ermite. C’est le Christ en personne qui nous appelle dans la solitude, exigeant de nous une absolue rupture avec le monde, avec notre passé... Plus qu’aucune autre, sans doute, la vie solitaire présuppose et exige la présence du Christ-Homme, qui vit et souffre en nous ».
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