Lionel Groulx,
Notre maître, le passé
“ Marguerite les héberge chez elle ; elle se constitue leur gardienne ; elle initie les pauvres petites à leur prochaine existence. À Ville-Marie, c’est à l’école de Marguerite Bourgeoys que les « filles du roi » apprennent à coudre, à filer, à faire du pain, à devenir de bonnes ménagères, les aïeules au cœur d’or et à la trempe de fer. Leur gardienne ne se sépare d’elles qu’au jour du mariage que souvent elle préside. Au bas des actes datés du « Parloir de la Congrégation », on peut lire encore la signature nette et fine de Marguerite Bourgeoys qui a suivi jusque-là ses protégées. ”
