Résumé

Marguerite de France Mémoires et Lettres de Marguerite de Valois

Celui à qui la reine Marguerite adresse ses Mémoires n’est pas messire Charles de Vivonne, baron de la Chasteigneraye, comme prétend Auger de Mauléon, sieur de Granier, qui les a donnés au public, mais messire Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme, l’un des plus dignes hommes de son temps, qui a fait un discours sur la vie de la reine Marguerite, inséré dans ses Femmes illustres, où il parle assez au long de Pau, du voyage de la Reine en France, du maréchal de Biron, d’Agen, et de la sortie du marquis de Canillac du château d’Usson en Auvergne.
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Marguerite de France Mémoires et Lettres de Marguerite de Valois

Monsieur le cardinal de Lenoncourt, qui avoit l’esprit curieux et delicat, s’estant rendu familier du duc d’Arscot, vieil courtisan, comme j’ay dict, d’humeur gallante et belle, tout l’honneur certes de la trouppe de dom Juan, considerant, un jour que nous fusmes là, ces magnificences et superbes meubles, luy dict : « Ces meubles me semblent plustost d’un grand roy, que d’un jeune prince à marier tel qu’est le seigneur dom Juan. »
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Marguerite de France Mémoires et Lettres de Marguerite de Valois

Je ne dirai pas non plus, avec Brantôme, que les Lettres de la reine Marguerite « sont les plus belles, les mieux couchées, soit pour estre graves que pour estre familières ; qu’il faut que tous grands escrivains du passé et de nostre temps se cachent et ne produisent les leurs, quand les siennes comparoistront, qui ne sont que chansons auprès des siennes, et qu’il n’y a nul qui, les voyant, ne se mocque du pauvre Cicéron avec les siennes familières » [2] .
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