Jean Vauquelin de La Fresnaye

Jean Vauquelin de La Fresnaye

Résumé

Portrait de Jean Vauquelin de La Fresnaye Jean Vauquelin de La Fresnaye Les oeuvres poétiques de Vauquelin Des Yveteaux… (1854)

Comme le soleil voit toutes les nations, Sur tout le genre humain jette tes passions. Ce que le tour vouté de ces boules creusees Couvre de régions, diversement posees, Et tout ce que Titan de nous se reculant, Avec ses flames d'or icy bas va bruslant, Est la terre du Prince ; et si le sort l'appelle, Bien qu'il vist chaque jour quelque rive nouvelle, Non plus que le soleil, il n'est point estranger, Pourveu que par valleur il s'y puisse loger. Ainsi le Roy d'Ithaque, allant apprendre à vivre, Se fist sçavant, et n'eut que le monde pour livre.
Source : Gallica

Portrait de Jean Vauquelin de La Fresnaye Jean Vauquelin de La Fresnaye Les oeuvres poétiques de Vauquelin Des Yveteaux… (1854)

Rien ne te servira de vivre solitaire, Tous les jours en ton feu punissant l'adultere ; Ne croy pas l'estonner pour faire le Caton, Car tout chien affamé mesprise le baston. Ce qu'est l'onde aux poissons, le soleil aux farfantes, Les bleds aux laboureurs, le Lendit aux pedantes, Le beau temps aux nochers, le vin aux Allemans, A toutes les beautez ainsi sont les amans. Celle qui va si droict et si doux par la ville, Qu'on diroit, la voyant, que c'est une sybille, Ne faict toute la nuict que descendre et monter, Et cet homme au grand nez ne la sçavroit dompter.
Source : Gallica

Portrait de Jean Vauquelin de La Fresnaye Jean Vauquelin de La Fresnaye Les oeuvres poétiques de Vauquelin Des Yveteaux… (1854)

J'aime mieux les terroirs moins plaisants à la veuë, Qui rendent tous les ans leur province pourveuë De blé, de vin, de bois et d'autre utilité, Qu'une terre plus belle, et sans fertilité, Qui porte les lauriers, les myrthes et les roses, Mais qui prend des voisins toutes les autres choses. Aux ministres des Dieux et de leur volonté, Comme les Princes sont, j'aime mieux la bonté, Le silence, les faicts, la foy, la patience, Et la juste valeur, que toute autre science : Le Tybre vit les siens adonnés à ces arts, Qui sont dignes des Roys, et propres aux Cesars.
Source : Gallica

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