“ Force charmantes maisons inventées pour la récréation des yeux par le génie si riche, si fantasque et si spirituel de la Renaissance flamande, se mirent dans la Meuse avec leurs terrasses en fleurs des deux côtés d'un vieux pont. On est à Huy.Huy et Dinant sont les deux plus jolies villes qu'il y ait sur la Meuse. Huy est à moitié chemin entre Namur et Liége, de même que Dinant entre Namur et Givet. ”
Huy
Définition et enjeux
Huy, ville wallonne située sur la Meuse, entre Namur et Liège, a attiré l’intérêt de nombreux auteurs à travers les siècles. Victor Hugo évoque la beauté de son paysage, tandis que Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy la place dans un cadre médiéval imaginaire.
La Biographie nationale de Belgique évoque Saint Aufroi, évêque lié à la ville, et le folklore wallon de Eugène Monseur y décrit des croyances locales. Marcel Jauneaud, quant à lui, la rattache à des contextes militaires durant la Première Guerre mondiale. Ces visions diverses mettent en lumière Huy comme un lieu de croisement entre histoire, géographie et culture.
Citations sur “Huy”
Jacques-Albin-Simon Collin de Plancy, Quelques scènes du moyen âge, légendes et récits… (1853)
“ Il n'avait pas fait deux cents pas hors de Huy, sur le chemin de Liège, qu'il se mit à dire d'une voix forte : — Il est impossible qu'un pont demeure imparfait ! Il fit tourner son gourdin trois ou quatre fois au-dessus de sa tête, marcha plus vite, et ajouta: — Oh ! nous l'achèverons ! Après cela, il rappela, son chien, qui flairait en avant un voyageur,, et il se mita entonner cette vieille chanson de la Hesbaic et de la Champagne, encore Chère aux bateliers de la Meuse, de la Marne, et de l'Aube; nous la rapportons avec ses imperfections et ses naïvetés grotesques. ”
Collectif, Biographie nationale de Belgique
“ ANSFRIDE ou AUFROI (Saint) , AUFRIDUS, AUSFRIDUS, ANSFRIDUS, ANSFREDUS, GAUFRIDUS, comte de Huy, évêque d’Utrecht, mort vers 1010. Les anciens hagiographes et les historiens ne s’accordent pas sur l’origine de saint Aufroi. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ A neuf heures 30, le lieutenant-colonel des Vallières était occupé à rédiger un ordre analogue pour le corps provisoire, lorsqu’il l’ut interrompu par l’arrivée d’un officier de cavalerie qui venait rendre compte au général de Maud’huy qu’une colonne ennemie de toutes armes marchait de Souchez sur Ablain-Saint-Nazaire menaçant notre flanc gauche. Ce nouveau renseignement « pessimiste » mit le comble à l’anxiété. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ Ainsi, pendant ces premiers jours d’octobre 1914, au milieu de difficultés sans nombre, avec une foi, une initiative, une énergie inlassables, presque sans États-majors et sans services, mais dirigeant quand même des corps d’armée et des divisions admirables, le général de Maud’huy, activement secondé par son chef d’état-major, le lieutenant-colonel des Vallières, a su contribuer pour une grande part à la victoire immense d’aujourd’hui. ”
Collectif, Biographie nationale de Belgique
“ Ils formèrent successivement plusieurs nouvelles confédérations qui furent également impuissantes et auxquelles la célèbre paix de Fexhe, conclue le 18 juin 1316, mit un terme définitif. Deux années auparavant, une trêve ayant été conclue à Saint-Trond, et les habitants de Huy en ayant été exclus, ceux-ci se crurent trahis par l’aristocratie dont ils avaient épousé la cause. ”
Eugène Monseur,
Le Folklore wallon
“ À Huy, à l’église St-Remy, à la fête de Ste-Brigitte, la sainte est exposée avec sa petite vache noire et la foule se presse pour caresser la vache. Ceus qui ne peuvent l’atteindre avec la main, la touchent du bout de leur bâton. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ Un petit conseil de guerre fut tenu et à 8 heures 30 le général de Maud’huy décida : 1° d’attendre que l’action de la 13e division d’infanterie « se fasse sentir au Nord » pour lancer au Sud de Carency l’attaque des 4 bataillons de la 43e division d’infanterie ; 2° d’essayer d’infléchir un peu plus vers le Sud-Ouest l’axe d’attaque Nord-Sud donnée la veille à la 13e division d’infanterie. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ Au Sud de la Scarpe, ma division de droite a tenu de Feuchy à Neuville-Vitasse ; mais la grave question pour moi est d’arriver à boucher le « trou » qui existe encore « dans le couloir de la Scarpe » entre mes deux divisions. Je demande instamment au général de Maud’huy d’y maintenir les cavaliers et les cyclistes du corps de cavalerie jusqu’à l’arrivée des éléments d’infanterie que j’ai pu retirer cette nuit de Neuville-Vitasse. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ Ce fut à la cavalerie que s’adressa immédiatement le général de Maud’huy, et à 14 heures 40 puis à 15 heures, il envoya au général Conneau successivement deux officiers pour lui demander de faire passer immédiatement le gros de son corps de cavalerie au Nord de la Scarpe (en ne laissant qu’une division au Sud) afin de porter tout l’appui possible à la division Fayolle, en attaquant les Allemands à gauche, dans la direction d’Hénin-Liétard, et à droite sur Gavrelle. ”
Marcel Jauneaud, Revue des Deux Mondes
“ N’était-ce pas tenir compte seulement de notre propre épuisement matériel et moral sans penser qu’il était vraisemblable que l’ennemi, en face de nous, était dans le même état ? « Un général battu est un général qui se croit battu... Vaincre c’est oser et vouloir. » C’était sans doute ces pensées-là que méditait le général de Castelnau immobile devant la carte. Il nous regarda et dit enfin à son chef d’état-major : — J’approuve les intentions du général de Maud’huy. Je ne change rien aux ordres donnés. Envoyez la plus grande partie des munitions disponibles fi la subdivision d’armée. ”
Antoine Du Bourg, Huysmans intime : lettres et souvenirs (1908)
“ C'est d'un autre livre que nous avons à parler : livre avec lequel les Foules de Lourdes ont d'étranges connexions et, d'une manière mystérieuse, s'enchevêtrent : livre qui n'a pas été écrit, mais dont, avec émotion, j'ai vu se dérouler devant moi les pages sublimes. Ce livre, Huys-mans l'a vécu par ses souffrances et ses héroïques résignations ; ou plutôt, Dieu l'a écrit au moyen des souffrances et des résignations de Huysmans. Quel poème sublime que celui-là ! Comme l'homme s'élève au-dessus du vulgaire de l'humanité quand il porte, en frère du Christ, la croix ”
Léon Bloy,
Sur la tombe de Huysmans
“ La forme littéraire de Huysmans rappelle ces invraisemblables orchidées de l’Inde qui font si profondément rêver son des Esseintes, plantes monstrueuses aux exfoliations inattendues, aux inconcevables floraisons, ayant une manière de vie organique quasi animale, des attitudes obscènes ou des couleurs menaçantes, quelque chose comme des appétits, des instincts, presque une volonté. C’est effrayant de force contenue, de violence refoulée, de vitalité mystérieuse. ”
Léon Bloy,
Sur la tombe de Huysmans
“ Huysmans emploie toute sa force à décourager en lui le pressentiment divin, et son lyrique pèlerinage sur la frange d’argent de cette robe des constellations, dont nul plausible Seigneur Dieu ne balaie l’Espace, finit par ressembler à quelque portentueux défi d’un escaladeur de ciel ! ”
Léon Bloy,
Sur la tombe de Huysmans
“ Une occasion superbe de baver se présente inopinément. Que la multitude des visqueux soit dans l’allégresse ! Le nouveau livre de Huysmans, En Rade, vient de paraître. Cet artiste fut beaucoup traîné dans les ordures et conspué royalement dès son début. On se souvient encore de l’ouragan de salive et du compissement procellaire de toutes les presses à l’apparition de Marthe et des Sœurs Vatard. ”
Léon Bloy,
Sur la tombe de Huysmans
“ Je suis même forcé de reconnaître, en gémissant, que, malgré certaines pages curieuses dont l’estampille est contestable, le nouveau livre de Huysmans est la plus monstrueusement futile des rapsodies contemporaines. Je ne crois pas que l’incirconcision littéraire ait encore affiché un aussi furieux dévergondage d’informations anarchiques. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Hugh est un homme astucieux et féroce ; l’an passé il a fait empoisonner ton père par sa femme Imma et l’évêque de Laon... il t’a fait empoisonner, toi, aujourd’hui, par Blanche ta femme, et demain le comte de Paris sera roi ! — À ces paroles d’Yvon, que Ludwig comprit, quoique son entendement fût obscurci par les approches de la mort, un sourire de haine et de désespoir affreux contracta ses lèvres. — Tu te croyais à l’abri du danger, — poursuivit Yvon, — parce que tu obligeais ta femme à goûter à tout la première ; mais la reine te l’a dit, Ludwig... à ton âge tu n’es qu’un enfant ! ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ Adieu, seigneur de céans, dit le comte sans paraître remarquer cette inconvenante roideur ; je veux vous donner l'accolade, Hugues. Approchez, et gardez en votre esprit les paroles d'un homme qui a trois fois votre âge. Je vous augure une belle vie, car vous êtes noble et bon. Continuez les vaillantes vertus de vos ancêtres, et, dans quelques ans, nous vous octroierons la très-excellente chevalerie; nous retenons d'avance l'heur d'être l'un de vos parrains. Et Alphonse, ôtant de son cou une chaîne qui y étincelait comme un million d'étoiles, la passa au cou de Hugues, tout rouge de plaisir. ”
François Hüe, Souvenirs du Baron Hüe
“ Et seule, sa veuve, la baronne Hüe, née Louise de Mazenod, qui lui survécut de longues années, a pu rapporter jusqu’à nous les souvenirs de François et d’André Hüe sur Louis XVIII et Charles X. Nous eûmes l’heur de connaître la baronne Hüe au cours de notre jeunesse, et nous aimions en elle ses rides et ses cheveux blancs, comme on aime les pastels vieillots, les miniatures effacées et tout ce qui fleure le parfum d’antan ; nous aimions plus encore en elle l’image d’une vieillesse qui avait beaucoup vu, beaucoup observé et beaucoup médité. ”
François Hüe, Souvenirs du Baron Hüe
“ « N’en est-il pas de même pour nous tous ? s’écria-t-il. Quel est celui de vous, citoyens, qui n’a point en poche le portrait du ci-devant roi ? » Et comme un grand scandale s’élevait en la salle : « Tirez vos bourses, dit-il, et considérez la figure qui décore vos pièces de vingt livres. Ne sont-ce point là des « Louis » ? En vérité, Citoyens, vous ne pouvez me tenir à grief d’agir comme vous le faites vous-mêmes ». François Hüe, par ce badinage, pouvait, il est vrai, perdre la tête ; mais l’aplomb est fréquemment récompensé. ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ « Ta mère ne t'aime pas; elle te dépouillerait de tout pour Hugues, et pourtant les droits qu'il a, tu les as comme lui, mieux que lui, et je suis venue pour te prêter mon appui. » Ah! grand'mère, vous seule m'aimez, mais que cette affection m'a déjà fait de mal, puisqu'elle m'ouvre sans cesse les yeux sur une injustice et une faveur que j'aurais toujours voulu ignorer. Cet Hugues! ici chacun l'aime, nos varlets, nos vassaux n'ont qu'un cri : Vive Hugues le Blond! Dors, Hugues, fais de beaux rêves; à ton réveil, tu es sûr de ne rencontrer que des visages amis ”
Alphonse Karr,
Le Chemin le plus court, par Alphonse Karr
(1860)
“ Hugues le suivit parlant de choses et d'autres, de la pluie et du beau temps, sujet de conversation que les esprits légers et superficiels ont déshonoré, tandis qu'au contraire on ne saurait trop l'encourager. On est si heureux, avec le plus grand nombre, de pouvoir parler sans rien dire, de ne tirer ce qu'on est forcé d'échanger de paroles, ni de son esprit, ni de son coeur, ni de sa mémoire! Comme Vilhem regardait ou la mer ou Schütz, qui était resté en bas, ou le portrait pour le comparer à l'original, Hugues chercha un autre sujet de conversation et parla du maire. ”
François Hüe, Souvenirs du Baron Hüe
“ Que de larmes il a taries ! que de services il a rendus sans ostentation, avec une intarissable bonté, avec une fatigue perpétuelle et qui sans nul doute a avancé le terme de ses jours. On croit pouvoir affirmer que M. Hüe n’avait pas un seul ennemi. Ses amis étaient nombreux... Aucune vie n’a été plus remplie de vertus et d’honneur. ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ On ne s'ennuie jamais avec ses amis, et un frère est l'ami le plus cher. Hugues achevait à peine ces mots, qu'il fut renversé de son cheval et saisi par des mains nerveuses qui s'efforçaient de l'entraîner. — A moi! s'écria l'enfant! traître, qui va là? A moi, Gui! Mais Gui était retenu par une étreinte de fer sur son cheval; dès les cris de son frère il avait voulu s'élancer. Cependant une lutte inégale, sans doute, mais violente, s'était engagée entre le ravisseur et l'enfant. — Lâche-moi, traître, criait Hugues d'une voix étranglée. Je suis le comte de Lusignan ! ”
La chanson d'Antioche (1862)
“ Quand nos barons le surent, ils en furent joyeux; Il leur a livré la lettre à l'instant ; Le comte Hugues la lit et en rit de joie, Et Baudoin du Bourg fit le magnifique, Il ôta son hermine et la donna au mécréant ; Et Hugues de Saint-Pol qui a le poil grisonnant, Fit bien vêtir le messager d'un bougran vermeil ; Puis il le fit monter sur un mulet qui va l'amble, Et le promène par l'armée tout en se jouant, Mais il l'éloigné du quartier des pauvres Car ils sont nus et défaits, et ils vont mourant de faim. ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ Hugues, qui l'avait entendu, lui montra les deux arbres plantés devant l'église, et lui dit : — Tu vois bien ce jeune orme vigoureux et fort comme toi, Gui, et à côté, ce peuplier aux feuilles sans cesse agitées par le vent? une tradition, dans laquelle on nous a élevés, veut que notre vie soit attachée à la leur. ”
Abbé Berseaux, Vie de saint Bruno. Extrait de l'ouvrage intitulé… (1868)
“ Quelque rationaliste à courte vue, quelque sceptique railleur n'accueillera peut-être qu'avec le sourire de la pitié sur les lèvres, le récit de la vision de saint Hugues, et dira que c'est là une légende puérile à laquelle ne peut croire un esprit tant soit peu sérieux. ”
E.-D. Forgues,
Le Roman anglais. — Thorney-Hall…
“ Hugh était moins beau que son frère, mais sa figure frappait bien davantage. Sa tête un peu massive, sort front fortement bombé, sous lequel semblaient s’abriter des yeux penseurs rarement égayés d’un sourire, son nez mince et droit, ses lèvres nettement découpées, son menton peu saillant et partagé par une fossette, lui constituaient une de ces physionomies auxquelles on ne reste pas indifférent, et avec cette physionomie ses moindres mouvemens, depuis la fixité sereine de son regard jusqu’à la ferme allure de sa démarche, concordaient d’une façon saisissante. ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ Mais en grâce, quittez ce front soucieux comme celui d'un vieillard ; c'est la joie et l'espoir dans les yeux qu'il faut marcher à la victoire, petit ami. — Je ne puis rire, ni folâtrer, dit Gui avec impatience; et tenez, cousin Aymeri, je crois bien que le moyen le meilleur serait de me donner un écuyer, une bonne lance, et de me laisser courir à l'aventure : on verrait alors si Gui le Détesté ne vaut pas Hugues Têted'étoupes. — Est-ce vous, Gui, l'héritier d'une fière et glorieuse lignée, qui parlez d'abandonner votre château, et de courir le monde comme un pastoureau ou un brabançon? ”
Victor Hugo,
Claude Gueux
(1904-1924)
“ Spiagudry ne put contenir son effroi. – Vous, noble seigneur, vous, grand Dieu ! plein de jeunesse et de vie, provoquer, rechercher ce démoniaque ! Quand Ingiald aux quatre bras combattit le géant Nyctolm, du moins avait-il quatre bras. – Eh bien, dit Ordener en souriant, s'il faut quatre bras, ne serez-vous pas mon guide ? – Moi ! votre guide ! Comment pouvez-vous vous railler ainsi d'un pauvre vieillard qui a déjà presque besoin d'un guide lui-même ? – Écoutez, reprit Ordener ; n'essayez pas vous-même de vous jouer de moi. ”
François Hüe, Souvenirs du Baron Hüe
“ Emprisonné une deuxième fois pendant près d’un an, à peine est-il libre qu’il trouva moyen de se rendre utile à Madame Royale et lorsqu’elle eût la liberté de se promener dans le jardin du Temple, M. Hüe qui avait loué un petit appartement dont les fenêtres donnaient sur le jardin, s’y montrait soir et matin, avec les personnes qui osèrent se montrer attachées à cette princesse. Le gouvernement jeta un voile sur ce culte des âmes sensibles et ne gêna point l’hommage silencieux et triste rendu par le malheur à la fidélité. Madame demanda au Directoire que M. Hüe la suivit. ”
Carle Ledhuy, Les Sires de Coucy, par Carle Ledhuy (1853)
“ Noble enfant! s'écria Hugues en pressant Enguerrand sur son sein. Ton cœur généreux comprend tous les devoirs et tous les dévouements; heureux les vassaux qui t'auront un jour pour maître!. Oui, ta place est à côté de ton malheureux père ; mais tu n'iras pas seul le rejoindre : je t'accompagnerai. Puisse l'estime dont le roi m'honore me donner le moyen de terminer sans nouvelle effusion de sang la pacification de notre pays ! Le vieillard ayant aussi repris son cheval, se mit en marche avec Enguerrand sur la trace de Thomas de Marie. ”
Émilie Carpentier, Les jumeaux de Lusignan, ou Les petits-fils de Mélusine (1866)
“ Ce fut Hugues qui le rompit. — Comment ! dit-il, la veillée va-t-elle se passer ainsi sans récit ni chant? Gui, dis-nous la ballade des Roses. Personne ne la chante comme toi. — Je ne saurais chanter ce soir, reprit Gui, chez lequel les mauvais sentiments un moment étouffés reprenaient leur empire; chantez vous-même. — Ne pouvez-vous inventer un autre moyen de réjouissance, messire? dit sèchement la douairière. Voilà tantôt une heure que la voix glapissante de votre Hilaire me meurtrit le tympan ; il faut vous mettre en frais d'imagination. ”
