Marcel Jauneaud

Résumé

Marcel Jauneaud Revue des Deux Mondes

Imaginez une bataille qui s’engage au moment même où les organes du commandement de l’armée intéressée (Etat-major, artillerie, aviation, service télégraphique, etc.) sont à peine existants dans la main du chef d’Etat-major, où ils arrivent peu à peu, les uns après les autres, de tous les points du front et de l’arrière, accourant dans la plus grande hâte, ne connaissant qu’un nom pour se renseigner, se diriger, et se grouper, quelque part, on ne sait exactement où, mais sûrement à la bataille :
— Le général de Maud’huy ?...
Imaginez une situation décisive : la fin de la bataille de l’Aisne
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Marcel Jauneaud Revue des Deux Mondes

Je fus chargé de réparer en toute hâte cet oubli, qui pouvait être lourd de conséquences, et de dire au général Conneau que le général de Maud’huy demandait aujourd’hui à « la cavalerie française d’attaquer à fond pour chercher à obtenir une victoire décisive. »
Je devais prévenir le général Conneau que l’attaque de la 13e division d’infanterie sur Lens et abords traverserait selon toute vraisemblance vers 6 heures le pont de La Bassée et que l’attaque elle-même se produirait vers 10 heures sur Lens.
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Ainsi, pendant ces premiers jours d’octobre 1914, au milieu de difficultés sans nombre, avec une foi, une initiative, une énergie inlassables, presque sans États-majors et sans services, mais dirigeant quand même des corps d’armée et des divisions admirables, le général de Maud’huy, activement secondé par son chef d’état-major, le lieutenant-colonel des Vallières, a su contribuer pour une grande part à la victoire immense d’aujourd’hui.
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