Résumé

Henry Bidou Revue des Deux Mondes

Les Allemands ont engagé la bataille de Verdun parce que, dans une lutte d’usure, ils seraient nécessairement inférieurs, et qu’il leur fallait dénouer le nœud par l’épée. Mais cette fois l’épée s’est brisée. Ils se trouvent dans une situation pire qu’avant le 21 février. Ils sont comme une bête dans des rets, qui se prend d’autant plus fortement qu’elle s’efforce de s’en dégager. Leur effort les a épuisés et a accru l’inégalité. La bataille de Verdun précipite le destin : c’est, par la faute même des Allemands, le premier acte de la victoire définitive.
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Henry Bidou Revue des Deux Mondes

Le promontoire est si effilé qu’on s’y trouve au milieu des flots, comme sur une barque, et que la mer fait tout le paysage autour de vous : les automobiles roulent jusqu’au bord des eaux, jusqu’aux rochers mouillés. Sur le côté gauche, elle déferle avec une violence sauvage ; mais sur le côté droit, une île s’est soudée au cap par une bande de sable, et le tout a formé une anse abritée où la mer est calme comme un lac ; de telle sorte que Punta del Este a deux plages, une douce et une rude, séparées seulement par la langue du terre où est la ville.
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Henry Bidou Revue des Deux Mondes

Une planète brillait à l’Est, l’horizon était bordé de la bande blanche et jaune des éclatemens, surmontée de la pluie lumineuse, blanche, verte, rouge, des fusées. A travers le fracas, des hommes racontent qu’ils ont entendu chanter l’alouette et la caille. A trois heures vingt-cinq du matin, quand il y eut assez de jour pour reconnaître à petite distance l’ami de l’ennemi, l’assaut fut donné sous l’aube froide. Précédées d’un barrage d’artillerie bien exécuté, les troupes entrèrent sur tout le front dans la position ennemie.
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