Résumé

X,  Revue des Deux Mondes

“ Trois heures après, je roulais vers Amiens, et, à Oury, je dépassais les camions de la division si impatiemment attendue. Nous les annonçâmes dans la ville où, parmi la désolation d’une cité désertée, les derniers habitants suffiraient. Au centre de la ville, l’admirable cathédrale, — fermée, muette, silencieuse, en ce terrible Vendredi saint, — émergeait de ses sacs de terre, comme la borne splendide où se briserait la ruée des Barbares. ”
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X,  Revue des Deux Mondes

“ Et c’est déjà merveille que, de toute part, des divisions, des corps puissent quitter les secteurs que, d’Alsace en Champagne, naguère ils défendaient, pour arriver en quelques heures sur ce champ de bataille où contre eux vont se briser les formidables forces de l’Allemagne. Quant aux Anglais, ils continuent à prêter un concours précieux, quand on le peut diriger, mais intermittent et parfois incertain : vaillants soldats qui tiennent où on les a mis, mais qu’on ne rencontre point partout où on les compte trouver. ”
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X,  Revue des Deux Mondes

“ Si, ayant encore atteint d’un bel élan leurs objectifs, ces soldats durent se replier, ils avaient retenu sur notre front des troupes qui, portées vers l’Ouest, — où, nous le verrons, Debeney avait affaire à des forces écrasantes, — eussent peut-être mué en victoire l’échec que finalement les Allemands allaient essuyer. C’est dans ce dessein que le général Humbert prescrivait pour les jours suivants une défensive, mais une défensive « agressive, » — ce qui est de son tempérament, — destinée à « donner à l’ennemi l’impression qu’il est sous la menace imminente d’une attaque. » ”
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