Louis Madelin,
Revue des Deux Mondes
“ LES HEURES NOIRES Si, pendant la première année de guerre, vous lisiez la presse allemande, — de la Gazette de la Croix au Vorwærts, — vous pouviez croire que l’Alsace-Lorraine, soudain illuminée par le vieux dieu allemand, s’était sentie frappée du coup de foudre et, devant la menace suspendue par la fameuse « agression » de l’Entente, s’était jetée, avec un amour décuplé par l’indignation, dans les bras de la maternelle Germanie. On eût pu penser vraiment que, de Mulhouse à Wissembourg, de Metz à Forbach, une soudaine tendresse était née pour le grand Empire, le grand Empereur. ”
