Raymond Recouly,
Foch : le vainqueur de la guerre
(1919)
“ Gouraud, bien qu'il souffrît beaucoup, refuse d'abandonner son commandement. Comme je me trouvais dans le secteur voisin, je profitais un soir de quelques heures de répit pour aller lui faire une rapide visite. Je le trouvai dans une maisonnette d'un village forestier de l'Argonne, très pâle, très amaigri, le visage émacié. La fièvre de sa blessure donnait à son regard encore plus de magnétisme et d'éclat. Il y avait je ne sais quoi d'austère et de monacal dans sa belle physionomie si expressive dont ceux qui l'ont vue une seule fois ne peuvent perdre le souvenir. ”
