Étienne de Fontenay

Résumé

Étienne de Fontenay Charles et Étienne de Fontenay… (1920)

Ma chère maman, le moment est trop grave pour penser à soi, et aussi douloureuses que peuvent être maintenant les séparations, il faut bien se dire qu'il y a des millions de gens qui sont dans le même cas. C'est le moment ou jamais d'avoir du courage, de montrer qui nous sommes, à quelle race nous appartenons : il faut accepter résolument les circonstances et si ton cœur de mère saigne à la pensée que tes deux fils vont servir leur pays, il doit rayonner de joie en sentant que c'est une noble cause et une dette parfaite.
Source : Gallica

Étienne de Fontenay Charles et Étienne de Fontenay… (1920)

Dès qu'il est revenu dans la tranchée, il s'écrie : « Je suis heureux ici ! » Le 16 novembre '1915, il est promu sous-lieutenant. Le 10 janvier 1916, il entraîne sa compagnie dans une contre-attaque et tombe, en pleine action, frappé d'une balle à la tempe. Son dernier cri fut : « Ah ! maman. » L'image d'une mère chérie, la vision de sa « douce figure », ne l'ont jamais quitté un instant, au cours de la campagne. Il meurt, avec une plainte d'enfant, retrouve, dans un appel suprême, la tendresse native de son cœur; il meurt, comme il avait rêvé de vivre, un mot d'amour aux lèvres.
Source : Gallica

Étienne de Fontenay Charles et Étienne de Fontenay… (1920)

Parfois point le regret de Paris, de ses spectacles et de ses plaisirs : « Cette étoile, par exemple, à la porte de mon gourbi, pourrait être l'astre vert qui brillait au-dessus de Magic-City. » — « Les femmes sont belles (oui, mais nous autres, moines errants, nous n'avons que la victoire pour éternelle amante) ; pensons à d'autres choses. »
La mélancolie de ce jeune et courageux esprit se voile, constamment, d'une ironie qui est comme une pudeur de la pensée lorsqu'elle est prête à s'incliner vers des souvenirs amollissants. Jamais Charles de Fontenay ne consent à
soupirer.
Source : Gallica

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