Résumé

Jean Bessand Morts pour la France : [lettres… (1919)

Après être restés longtemps sans nouvelles de votre fils, vous apprenez qu'il a été fait prisonnier ; vous êtes enfin rassurés sur son sort et voilà ce stupide accident qui vous l'enlève!
J'ai le cœur tout serré à l'idée de ce que vous devez souffrir, Madame Bessand et vous!
Ceux qui meurent jeunes sont aimés des dieux ; ils ne connaîtront jamais ces douleurs et ces déchirements ; ils n'auront eu de la vie que ses sourires et ses promesses; mais, quelle misère pour ceux qui restent !
Nous vous prions, ma famille et moi, d'agréer l'expression de notre profonde et respectueuse sympathie.
Source : Gallica

Jean Bessand Morts pour la France : [lettres… (1919)

Le secteur ici est très calme, à part l'arrosage presque quotidien.
Hier c'est à quelques mètres de moi qu'est tombé le premier obus, — un peu de terre et c'est tout. C'est la nuit seulement que l'on se souvient un peu que l'on a des Boches en face de soi. Nous allons placer des postes en avant de nos lignes et nous faisons du côté des tranchées boches de petites patrouilles pendant lesquelles quelques coups de fusil sans résultat s'échangent entre de vagues ombres.
Tu vois, notre vie n'a rien de pénible si on la compare à celle qu'ont menée et mènent encore certaines troupes.
Source : Gallica

Jean Bessand Morts pour la France : [lettres… (1919)

Nous sommes dans un petit patelin à une quinzaine de kilomètres du front et nous ne serions pas mal s'il n'y avait un peu trop de troupes et surtout une pluie désespérante qui inonde tout et rend terribles les chemins, déjà si défoncés par une circulation militaire intense.
Il faut se résigner à patauger dans une boue inqualifiable et avoir, en somme, tout le temps les pieds mouillés!
Source : Gallica

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