Jean Bessand, Morts pour la France : [lettres… (1919)
“ Après être restés longtemps sans nouvelles de votre fils, vous apprenez qu'il a été fait prisonnier ; vous êtes enfin rassurés sur son sort et voilà ce stupide accident qui vous l'enlève! J'ai le cœur tout serré à l'idée de ce que vous devez souffrir, Madame Bessand et vous! Ceux qui meurent jeunes sont aimés des dieux ; ils ne connaîtront jamais ces douleurs et ces déchirements ; ils n'auront eu de la vie que ses sourires et ses promesses; mais, quelle misère pour ceux qui restent ! Nous vous prions, ma famille et moi, d'agréer l'expression de notre profonde et respectueuse sympathie. ”
