Résumé

Lettres de héros (1914-1915) (1915)

Ah ! rien que voir ces scènes suffirait à vous donner de la vaillance et à faire grandir en soi le désir de se donner à la Patrie.
Le moral des troupes est magnifique et, avec de tels hommes, nous sentons la victoire.
J'ai bien ma troupe en main et sur chacun d'eux je n'ai qu'un mot à dire : c'est un brave.
Ils iront, s'il le faut, à la mort en chantant, car, tu sais, je ne me reconnais plus ; tout le
monde est transformé et nous avons la rage au cœur.
Source : Gallica

Lettres de héros (1914-1915) (1915)

C'est triste, la guerre, mais elle est belle aussi, surtout quand elle a pour but de chasser l'envahisseur.
Détestez de toute la force de votre petit cœur les empereurs, les Guillaumes, qui n'hésitent pas à faire tuer les hommes, par simple ambition ; mais ne haïssez pas les Allemands qui, autant que nous, ont horreur de la guerre. Apprenez aussi à aimer la République, qui ne fait la guerre que pour se défendre.
J'ai vu Baptistin conduire son cheval, qui portait les obus à Paul qui pointait les canons. Tous deux travaillaient à lancer ces pluies de mitraille qui tuent tant d'hommes.
Source : Gallica

Lettres de héros (1914-1915) (1915)

La guerre a donné, par l'indomptable stoïcisme de nos soldats, une magnifique leçon qui ne sera pas perdue. On voudra faire lire à la jeunesse des écoles, non comme de froids modèles de style, mais comme de splendides exemples de courage, de noblesse morale et d'immolation de soi-même, ces pages inspirées des plus purs sentiments. Nos enfants y sentiront battre côte à côte le cœur fruste de l'humble pioupiou et celui du philosophe cultivé, réunis dans la même pensée de sacrifice à la patrie et à l'idéal de justice, qui est le patrimoine sacré de notre race.
Source : Gallica

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