J. Janicot, Trois mois d'ambulance aux armées de la Loire et de l'est… (1871)
“ Cette évacuation, à laquelle nous prêtons notre concours en transportant et plaçant les hommes sur les voitures de réquisition qui les attendent, a quelque chose de bien triste. Le froid est si glacial, que nous grelottons littéralement, nous qui sommes cependant chaudement couverts, et tous ces malheureux blessés, incomplètement guéris, avec des vêtements légers ou en lambeaux, vont voyager toute la nuit, n'ayant pour se protéger, sur les charrettes découvertes qui les emportent, qu'une mauvaise toile à demi déchirée. ”
