Édouard de Beaumont

Édouard de Beaumont

Résumé

Portrait de Édouard de Beaumont Édouard de Beaumont Un drame dans une carafe (1882)

Une plus grosse bête dans ma carafe, un frelon par exemple, ou
seulement une guêpe, m'aurait
alors sans doute agacé bien plutôt que distrait ! Ma susceptibilité choquée eût à coup sûr mal pris la chose si elle se fût présentée sous une forme moins délicate que celle d'une mouche de chambre. Cela m'eût poussé trop loin sur la voie du mécontentement toujours indigeste. Au contraire, j'avais là, presque sur mesure, ce qu'il me fallait pour l'instant d'intérêt futile
dans une sorte d'attraction visuelle d'effet indécis et quelque peu pittoresque en ses reflets.
Source : Gallica

Portrait de Édouard de Beaumont Édouard de Beaumont Un drame dans une carafe (1882)

Au collège, à la Sorbonne, au parquet, à l'Académie, et surtout à la Chambre, où du temps des mouches (quelle mouche les pique ?) les orateurs maussades deviennent grotesques ou furieux , une mouche taquine peut, en troublant notre mémoire, nous faire perdre notre dignité professionnelle, notre esprit préparé, notre considération surfaite, notre place dans le gouvernement ou l'estime
et les faveurs de nos contemporaines, en nous rendant à leurs yeux ou à leurs pieds absolument incapables de ne pas être ridicules.
Source : Gallica

Portrait de Édouard de Beaumont Édouard de Beaumont Un drame dans une carafe (1882)

Une mouche peut aussi, en séance de cour d'assises, faire condamner un innocent par un président et un jury qu'elle vient d'exaspérer à l'excès. Elle peut réveiller la garde qui dort à la porte du Louvre (mais des mouches ne défendent pas les rois) . Elle peut interrompre un joli rêve, ou bien évoquer tout à coup un gentil vieux souvenir.
Source : Gallica

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