Christoph Wilhelm Hufeland,
L'art de prolonger la vie
(1871)
“ Non moins fâcheuse que la maladie imaginaire est la perversion de l'imagination, à laquelle nous avons donné le nom de sensiblerie, d'esprit romanesque, de fanatisme triste. Éprouver des malheurs réels, ou, grâce aux romans et à une sensiblerie exagérée, se figurer qu'on les a éprouvés, est presque la même chose, car la dépression produite est la même dans les deux cas. On pourrait même soutenir que l'effet de ces malheurs imaginaires est encore le plus nuisible, car l'imagination cause une impression, qui dépasse souvent en intensité celle due à la réalité. ”
