Diodato Lioy

Résumé

Diodato Lioy La philosophie du droit (1887)

L'amour est de sa nature indivisible et perpétuel. L'idée d'unité, d'exclusion, d'indissolubilité, sont inséparables de l'idée et du sentiment du vrai amour. Qui le nie, n'a jamais aimé. La jalousie fait partie essentielle de l'amour, parce qu'il n'y a pas amour, union des coeurs et des sexes, sans unité. Le mariage est une harmonie, le divorce et la polygamie sont conflits, désunions discordances. L'amour tend vers l'éternité, c'est un sentiment qu'il a de l'immanent... Le divorce est donc aussi contraire à la nature de l'amour que la polygamie ou la polyandrie.
Source : Gallica

Diodato Lioy La philosophie du droit (1887)

L'illusion de la liberté d'une action future subsiste seulement jusqu'à l'instant où le motif victorieux fait sentir toute sa puissance. Dès que nous savons ce que nous ferons, nous savons aussi pourquoi nous le ferons : nous connaissons donc le motif déterminant de l'acte que nous devons exécuter. Mais avant de le savoir, il y a pour nous un moment d'équilibre indécis entre les divers motifs, et avec elle l'ignorance du résultat et l'image des divers résultats possibles. C'est ce moment qui produit chez l'individu l'illusion de la liberté, de la faculté du libre choix, du libre arbitre.
Source : Gallica

Diodato Lioy La philosophie du droit (1887)

La morale et la religion sont deux expressions différentes du même principe. Dans les arts, la beauté et la laideur ne sont que des expressions de l'ordre et du désordre. Le beau est une face du bien, le vrai est l'autre face; le beau est l'ordre exprimé; le vrai, l'ordre pensé, et le bien l'ordre réalisé. Le bien en soi n'apparaît que quand la raison nous montre l'ordre universel et nous le présente comme obligatoire. Dans ces deux premiers états, l'individu ne servait que lui-même, d'abord instinctivement, et ensuite avec discernement et égoïsme.
Source : Gallica

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