Charles Beudant

Résumé

Charles Beudant Le droit individuel et l'État… (1891)

De sorte que finalement ni à l'état de nature, ni à l'état social il n'y aurait d'autre droit que la force. L'homme peut tout dans l'état de nature : la force y est au service des appétits ; le prince peut tout dans l'état social : la force y est au service de l'utilité commune. Pas de milieu entre la guerre de tous contre tous ou la sujétion de tous. Le droit individuel et son corollaire ou son origine, la souveraineté populaire, voilà, à l'état social, l'idée fausse, contradictoire et fatale, le Léviathan de la légende, dont le prince doit écraser la tête.
Source : Gallica

Charles Beudant Le droit individuel et l'État… (1891)

Comme système politique, elle n'est que l'expression du droit social dans ce qu'il a de plus extrême et de plus brutal ; elle n'organise, ni ne règle la souveraineté, elle la déplace seulement : elle crée la souveraineté du peuple sans limites ni contrôle, comme la théocratie avait créé l'omnipotence de l'Église, comme la théorie du droit divin avait créé la toute puissance du roi. Cependant, ce qui est haïssable dans l'oppression, c'est l'oppression même, et non l'instrument qu'elle emprunte.
Source : Gallica

Charles Beudant Le droit individuel et l'État… (1920)

Si la Révolution française a marqué le début d'une période nouvelle dans l'histoire, en quoi, sinon par la consécration du droit individuel comme fondement de la législation et but de la politique ? Si elle reste glorifiée, malgré les attentats qui l'ont souillée, pourquoi, sinon parce qu'elle a été une période de foi et d'enthousiasme dans la tâche entreprise ? La liberté est chose si sainte et si féconde, tout ce qu'il y a de noble dans la nature humaine lui est si intimement lié que la postérité est toujours prête à faire grâce aux événements qui l'ont préparée.
Source : Gallica

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