Henri Thiercelin

Résumé

Henri Thiercelin Principes du droit (2e édition… (1865)

Or l'homme ne peut faire tout ce qu'il veut, c'est-à-dire tout ce qu'il lui plaît, par la raison que le mal pourrait lui plaire, et que la raison lui défend de mal faire. Ajoutons que si l'homme était libre en ce sens, la liberté n'existerait que pour le petit nombre, et que la servitude du faible serait le prix de la liberté du fort.
La faculté de faire ce qu'on veut, c'est le droit de la force, à moins que par un démenti à soi-même on n'impose à l'homme le devoir de rester maître de sa volonté, cas auquel il n'y aurait qu'une différence de mots avec la doctrine que nous soutenons.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Principes du droit (2e édition… (1865)

Si l'anarchie est un mal, c'est après tout, un mal moindre que le despotisme à degré égal ; au moins elle n'avilit pas. L'homme est fait pour la société, mais, avant tout, pour la pratique du devoir; et, en poussant les choses à leur extrémité, on peut dire que le barbare est moins éloigné de sa fin que l'esclave volontaire ; car il a toujours une conscience, un droit, un Dieu, toutes choses que celui-ci n'a plus.
En fait, l'anarchie n'est nullement la conséquence de la doctrine qui fait l'individu arbitre du droit.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Principes du droit (2e édition… (1865)

La faculté d'enseigner librement est un droit, car l'enseignement est un devoir. L'homme éprouve le besoin de communiquer sa pensée, et ce besoin est impérieux comme un devoir à accomplir. Il sent que garder la vérité pour soi est un crime égal à celui d'en comprimer l'essor chez autrui. Partout, en tous temps, en tous lieux, l'homme a enseigné, par la parole d'abord, par l'écriture ensuite, et par les moyens perfectionnés,
comme la presse, qui n'ont jamais manqué quand la pensée humaine eut à faire une explosion suprême.
Source : Gallica

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