Résumé

Les Racines du libéralisme : une anthologie (1978)

“ Il vient un temps où les maîtres de la terre sont eux-mêmes forcés de se courber sous la main puissante de la nécessité; elle les oblige de reconnaître que la tyrannie finit communément par miner elle-même le trône qui la soutient, que le tyran ne jouit de rien, qu'il n'existe ni bonheur, ni grandeur, ni Puissance, ni gloire pour un prince qui n'a pour sujets que des malheureux dégradés par le vice, languissants dans l'inertie, découragés par l'oppression, habituellement irrités du joug qui les accable, formant des vœux secrets pour la destruction du Pouvoir dont ils sont écrasés. ”
Source : Gallica

Les Racines du libéralisme : une anthologie (1978)

“ La souveraineté du peuple n'est pas illimitée; elle est circonscrite dans les bornes que lui tracent la justice et les droits des individus. La volonté de tout un peuple ne peut rendre juste ce qui est injuste. Les représentants d'une nation n'ont pas le droit de faire ce que la nation n'a pas le droit de faire elle-même. Aucun monarque, quelque titre qu'il réclame, soit qu'il s'appuie sur le droit divin, sur le droit de conquête, ou sur l'assentiment du peuple, ne possède une puissance sans bornes. ”
Source : Gallica

Les Racines du libéralisme : une anthologie (1978)

“ Et avec la paix sociale, la liberté, la sécurité, la prospérité, la dignité, tous les biens moraux et matériels, qu'elle peut seule garantir.
Voici à quelles sources le mot démocratie puise sa puissance. C'est le drapeau de toutes les espérances, de toutes les ambitions sociales de l'humanité, pures ou impures, nobles ou basses, sensées ou insensées, possibles ou chimériques.
C'est la gloire de l'homme d'être ambitieux. Seul ici-bas entre tous les êtres, il ne se résigne point au mal; il aspire incessamment au bien. Pour ses semblables comme pour lui-même. Il respecte, il aime l'humanité.
”
Source : Gallica

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