Henri Thiercelin

Résumé

Henri Thiercelin De l'Autorité et de la liberté… (1864)

Voilà, si nous ne nous trompons, en politique, la même contradiction, mais plus saillante, que nous avons signalée dans l'ordre moral. Qu'il s'agisse de faits moralement obligatoires ou de choses effectivement exigibles; que l'on débatte la question du devoir ou le principe du droit; que l'on discute sur l'autorité de la conscience ou sur celle des gouvernements, toujours l'opposition du surnaturel et de la raison, de l'autorité et de la liberté, se produit comme le redoutable problème devant lequel l'intelligence humaine abdique et finit.
Source : Gallica

Henri Thiercelin De l'Autorité et de la liberté… (1864)

Nous sommes ici avec Platon, Aristote, Cicéron, avec tous les grands esprits de l'antiquité. L'État est une personne morale, un être de raison; il n'existe et ne dure qu'aux conditions d'existence et de durée de l'homme moral. Or l'homme qui s'interroge sincèrement, reconnaît bien vite en lui toutes les forces contraires qu'il observe en même temps dans la société. Tous ces penchants, ces désirs tumultueux, ces intérêts plus ou moins légitimes, que les partis, les factions, les majorités font triompher tour à tour dans l'État, on les retrouve au foyer de l'âme humaine.
Source : Gallica

Henri Thiercelin De l'Autorité et de la liberté… (1864)

Si la connaissance de la vérité n'appartient à personne, on ne saurait en faire l'apanage de tous. Une affirmation ne sortira jamais d'un amas de négations ; rien ne saurait se produire de ce qui n'est rien; il faut des unités pour faire un nombre. Ce qu'il y a de vrai dans le principe de Vico et de Lamennais, c'est que la raison individuelle, faible et toujours chancelante, ne peut avancer avec sécurité qu'à la condition de vérifier, par tous les moyens à son usage, quelles sont, à travers tant d'apparences trompeuses, celles conformes à la réalité et celles qui décoivent.
Source : Gallica

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