Résumé

Charles Daudville Études sur la liberté : la liberté sociale… (1873)

Ainsi, l'homme est libre dans tous les modes qu'il peut employer à la recherche de la vérité, mais reste sans droit pour la rejeter. Le dogme n'est point seulement une opinion, mais un lien pour la raison et la conscience. Je crois en Dieu n'est point seulement une affirmation de mon libre arbitre, mais qu'on y prenne garde, c'est encore une loi pour mon esprit et mon coeur, qui se considèrent comme les esclaves de la volonté divine et des dogmes complémentaires que la sagesse divine leur imposerait d'accepter.
Source : Gallica

Charles Daudville Études sur la liberté : la liberté sociale… (1873)

La séparation des cultes d'avec l'État est une question fort agitée de nos jours : assurément la liberté de conscience implique la liberté pour chacun de contribuer ou non à l'entretien d'un culte qu'il accepte ou rejette ; mais si tel est le droit de l'homme en tant qu'être libre, ce droit, comme nous l'avons vu, ne saurait être absolu pour le citoyen, qui ne peut offrir de garantie de sa moralité et, par conséquent, de véritable sécurité pour la société, que comme étant censé professer la croyance en Dieu et à l'immortalité de l'âme.
Source : Gallica

Charles Daudville Études sur la liberté : la liberté sociale… (1873)

L'idée de providence n'est qu'un corollaire de l'idée de cause, c'est la cause conservatrice après avoir été créatrice et formatrice. Le dogme de l'existence de Dieu se pose donc dans l'âme humaine, non comme une démonstration mathématique, mais comme une deduction tirée d'un besoin moral et intellectuel. L'homme qui se sent libre ne peut pas ne pas avoir foi à son esprit, comme étant quelque chose de réel, puisque c'est le flambeau qui préside à toutes ses actions , depuis sa naissance jusqu'au jour où il sort de ce monde.
Source : Gallica

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